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Violences policières : Omar Sy revient sur sa lettre ouverte

Un après sa lettre ouverte pour dénoncer les violences policières, Omar Sy revient sur ce moment fort.

C’était il y a près d’un an, au mois de juin 2020 qu’Omar Sy publiait une lettre ouverte dans le Nouvel Obs pour dénoncer les violences policières, quelques jours après le meurtre de Georges Floyd victime de violence policière, un crime qui avait fait l’effet d’une bombe aux Etats-Unis et résonnait dans le monde entier tant il ravivait les questions d’injustices et de racisme systémique.

Une lettre forte

Interviewé par le média britannique The Guardian, ce dimanche 30 mai, Omar Sy en a profité pour revenir sur ces événements et faire le point sur sa lettre ouverte. Un an après, Omar se souvient d’un accueil plutôt réceptif : « La plupart des gens qui l’ont lue, l’ont comprise » mais comme il s’y attendait, des détracteurs n’ont pas tardé à se faire entendre également « Certains, non. Il y en a qui ont dit qu’ils ne regarderaient plus mes films en France. Je savais, au moment où je l’ai écrite, que cela affecterait ma carrière, mais je devais le faire. Je devais le faire. Compte tenu de ma notoriété en France, je devais dire quelque chose aux jeunes hommes qui me ressemblent__.”

Conscient des risques pour sa carrière, le plus hollywoodien des acteurs français se devait de réagir, élever les consciences et rappeler que ce qu’il se passe aux Etats-Unis n’a rien à envier à ce qu’il se passe aussi en France : « Malik Oussekine, Makomé, Lamine Dieng, Babacar Gueye, Gaye Camara, Ibrahima Bah, Rémi Fraisse, Angelo Garand, Sabri Choubi, Cédric Chouviat, Ali Ziri, Hakim Ajimi, Gabriel… la liste est tristement longue” sont les noms des victimes de violences policières en France qu’Omar honorait dans sa lettre ouverte.

Un après, qu’en est-il ?

Un an plus tard, la situation ne semble pas avoir changé, le combat contre les violences policières est (malheureusement) toujours d’actualité. Les mots écrits à l’époque par Omar font encore écho aujourd’hui : “Il faut que nos dirigeants entendent, comprennent, agissent pour changer ce cours des choses. C’est une maladie qui ronge notre pays__, et cela n’augure rien de bon pour nos avenirs”. Un appel à l’éveil des consciences qui n’a visiblement pas été entendu puisque de nouveaux noms sont venus rejoindre la déjà longue liste de victimes comme l’affaire Zeckler.

Avec mouv

Guineesignal

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