Tunis (dpa) – La Mauritanie et le Sénégal ont lancé, le 1er décembre, les travaux de construction du pont de « Rosso », qui enjambera le fleuve Sénégal sur 1,5 kilomètre pour relier les deux pays voisins. D’un coût total d’environ 88 millions, ce projet est cofinancé par l’Union européenne (un don de 20 millions d’euros), la Banque africaine de développement (prêts d’un total de 41 millions d’euros en faveur des deux pays) et la Banque européenne d’investissement (22 millions d’euros). Le restant des financements est assuré par des fonds de contrepartie engagés par les deux États, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD).
L’absence d’un ouvrage de franchissement du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre les deux pays, constitue un handicap majeur à la mobilité des personnes et des biens, a-t-on fait remarquer. La construction du pont de Rosso, qui porte le nom d’une ville mauritanienne sur la frontière avec le Sénégal, permettra ainsi de relier les 1500 mètres qui séparent les deux rives du fleuve.
Le pont devrait assurer une circulation fluide entre le Sud de la Mauritanie et le Nord du Sénégal et permettre de réduire de plus de 80 pour cent la durée du trajet, tripler environ le commerce transfrontalier et baisser considérablement le coût de transport, a souligné la BAD. Il vient compléter le seul maillon manquant des corridors transafricains « Tanger-Lagos » et « Alger-Dakar », et fera progresser les échanges commerciaux le long de ces passages, renforçant ainsi l’intégration entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.
