En Guinée-Bissau, la polémique continue autour de l’accord de partage du pétrole avec le Sénégal. Après que Sissoco Embaló nie avoir paraphé cet accord, le document a été rendu public – et a signé le PR.
Après tout, un accord a toujours été signé entre la Guinée-Bissau et le Sénégal. Le Premier ministre, Nuno Nabiam, a dénoncé la semaine dernière que le président de la République, Umaro Sissoco Embaló, a paraphé le document à l’insu du gouvernement, mais Embaló a nié un accord de pétrole entre les deux pays.
Le document a été rendu public ce mardi (14.12). C ‘ est un accord de coopération qui comprend un article sur le partage des ressources, prévoyant un bénéfice de 30 % pour la partie guinéenne et 70 %, pour la partie sénégalaise dans une future exploitation d’hydrocarbures dans la zone économique exclusive commune. Le document auquel DW Afrique a eu accès a été paraphé par les présidents de Guinée-Bissau et du Sénégal le 14 octobre 2020.
′′ C ‘ est une négociation où il n’y a pas de bonne foi ′′
À l’Assemblée nationale populaire, il y a eu ce mardi un débat d’urgence à ce sujet. Les députés ont sévèrement critiqué la manière dont le processus a été mené. Le leader de l’Union pour le changement (UM), Agnelo Regala, demande des précisions.
′′ En effet, il n’y a pas de sérieux dans la signature de cet accord, il y a des intérêts obscurs que nous devons savoir « , a-t-il
Pour le juriste Fodé Mané, l’affaire ′′ démontre le caractère [des gens] et comment le pays est en train d’être mené « .
L ‘ une des personnes qui doit donner des explications aux guinéens est le président de la République, affirme Mané : ′′ C ‘ est une négociation où il n’y a pas de bonne foi et qui est en train de négocier au nom de la Guinée-Bissau en a la conscience
Mise à jour d’accord de gestion
En conférence de presse, le secrétaire général de l’Agence de gestion et de coopération (AGC) de la zone économique conjointe entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, Inussa Baldé, a commencé par se défouler : ′′ Je parle ici en tant que géologue et guinéen. Je suis très triste [d’entendre] les gens dire qu’il y a du pétrole « .
Par la suite, le responsable a précisé que ce qu’il y a ′′ est un accord de gestion et de coopération, ce n’est pas un accord pétrolier. Vous [journalistes] avez vu ça sur les sites et partout. Je suis ingénieur mais je parle avec le sens de l’État « .
Baldé explique : ′′ Ce que je sais c’est qu’il y a un processus de mise à jour de l’accord de gestion et de coopération entre la Guinée-Bissau et le Sénégal. »
En 1993, pour constituer la zone économique conjointe, la Guinée-Bissau a contribué à 46 % du territoire maritime et le Sénégal avec 54 %. L ‘ accord signé cette année-là, et qui serait dénoncé par les guinéens en 2015, déterminait que, dans le cas de l’exploitation pétrolière, les Sénégalais seraient à 85 % et les Guinéens avec 15 %. Entre-temps, la part pour la Guinée-Bissau a été augmentée, selon le nouveau document.
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