Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mohamed Béavogui, a présidé ce vendredi
21 janvier 2022, la cérémonie d’installation officielle des magistrats de la Cour de
Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF) au siège de ladite
institution. Cette cérémonie solennelle s’est déroulée en présence du Ministre Directeur
de cabinet de la Présidence de la République, Monsieur Djiba Diakité, quelques membres
du gouvernement, du Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale Directeur de la
Justice Militaire, Colonel Balla Samoura, de l’agent judiciaire de l’État, des cadres du
Ministère de la Justice et des représentants de l’appareil judiciaire.
Près de deux mois après la création de cette cour par l’ordonnance
N°2021/007/PRG/CNRD/SGG, ses dix-neuf (19) membres sont officiellement entrés en
fonction.
La Secrétaire Générale du Ministère de la Justice, Marie Irène hadjimalis, représentant le
Ministre de la Justice Garde des Sceaux, a rappelé en substance que le Président de la
Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des armées, a fait de la moralisation de
l’administration et de la gestion publique la priorité de sa gouvernance. Elle en a appelé
à l’accompagnement des partenaires nationaux et internationaux pour la réussite de
cette aventure exaltante. Pour elle, les membres de la CRIEF doivent mesurer la haute
responsabilité qui pèse sur leurs épaules afin de faire en sorte que la boussole de la
justice garde toujours son aiguille vers le nord.
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L’inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires, Yayah kairaba Kaba, a
pour sa part soulignée que le combat contre les fossoyeurs de l’économie sera rigoureux
et nécessaire. Il a, en vertu de son rôle, renvoyé les dix-neuf (19) membres de la cour à
l’exercice de leurs fonctions, en les invitant à veiller aux règles de l’orthodoxie financière
pour redonner une totale confiance aux investisseurs et partenaires financiers de la
Guinée. Il a par ailleurs rappelé que la réussite de la transition dépend de la réussite de
la CRIEF, car de leurs actions découlera le développement économique et social futur du
pays.
Le Président de la CRIEF, Noël Koulémou, a quant à lui, rappelé que la mise en place de
cette institution répond à un souci de redevabilité dans la gestion des pouvoirs publics
tout en rassurant qu’il ne s’agit pas d’un instrument de règlement de compte, mais de
moralisation de la gestion publique. Il a encouragé les membres de la CRIEF à être à la
hauteur des défis qui les interpellent et de résister aux éventuelles tentatives
d’intimidation.
Le Procureur spécial près la CRIEF, Ali Touré qui jouera un rôle central dans la poursuite
des infractions a, en ce qui le concerne précisé le champ d’intervention de la CRIEF. Il
s’agit notamment des infractions liées à la soustraction et au détournement commis par
des agents publics lorsque la valeur de la chose soustraite ou détournée est supérieure
ou égale à 1 milliard de francs ; la corruption des agents publics nationaux, étrangers et
internationaux ; la corruption dans la passation des marchés et même dans le secteur
privé ; le détournement des prêts souscrits ou garantis par l’État ; le blanchiment de
capitaux, etc…
Il a réaffirmé que la CRIEF répond à un double impératif : Celui d’une part, de sanctionner
les infractions commises par des agents publics et privés et d’autre part de dissuader les
éventuels candidats. Il estime que c’est un signal fort que le Président de la Transition
envoie à la jeunesse en lui confiant cette responsabilité. Il en mesure à juste titre l’enjeu
et s’engage solennellement à user de toute sa force, son intelligence et son énergie
pour l’accomplissement de cette noble et importante mission.
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Le Premier Ministre, Chef du gouvernement qui a représenté à cette cérémonie, le
Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, Colonel Mamadi
DOUMBOUYA, a fait le parallèle entre le décalage des énormes richesses et potentialités
du pays et la pauvreté qui frappe les Guinéens. Une situation qui devrait interpeler
chaque Citoyen. Mohamed Béavogui a réaffirmé avec force que la CRIEF est venue
mettre un terme à une injustice sociale, car la Guinée est un pays riche et les guinéens
méritent légitimement de profiter de ces richesses.
Mohamed Béavogui a déclaré que ce jour est celui de la pose d’un jalon important du
processus de refondation de notre pays. Il a invité les membres de la CRIEF à mesurer
toute la responsabilité qui leur incombe, car « la Guinée et le monde nous regardent et
la mise en marche de la CRIEF permettra d’éduquer et d’inculquer l’éthique dans la
gestion publique ». Il leur a signifié que leur rôle est d’autant plus important que les
richesses de la Guinée doivent servir à construire des écoles, des routes, des hôpitaux,
etc. In fine à l’amélioration des conditions de vie des Guinéens.
Conakry, le 21 janvier 2022
La Direction de la Communication et de l’Information de la Présidence de la République