GRAND ANGLE

EDITO: Envahissement de la pelouse du stade de Nongo, le CONOR accuse absourdement GBM

Je viens de prendre connaissance de la déclaration du Vice-président du CONOR, rejetant la responsabilité à GBM, société chargée de la gestion dudit stade.
À ma grande surprise, la raison invoquée par le N°2 du CONOR porte sur la billetterie et l’ouverture tardive des portes d’entrée du stade.
J’aurais pu comprendre cet argument si les incidents relevés s’étaient produits avant le match et aux abords du stade.
Or, il s’agit d’un évènement regrettable qui a montré ses premiers signes à l’inscription du but de la victoire du Syli national, intervenu dans les arrêts de jeu, à un moment inespéré.
Donc la billetterie et l’ouverture des portails vers 14 H n’y ont rien à voir.
Je pense que nous avons intérêt à mettre notre doigt dans notre plaie, en osant relever nos insuffisances et en fédérant nos initiatives pour les corriger.
Les règlements de comptes personnels ne font que regarder le pays.
Si les incidents avaient eu lieu aux abords du stade et aux entrées dans les tribunes, je soutiendrais les accusations du CONOR.
Il suffit d’ouvrir ses yeux et son esprit pour pointer du doigt les deux insuffisances majeures qui ont favorisé l’envahissement de la pelouse :
1) Le manque de grilles entre le public et les aires de jeux.
C’est notre volonté de rapprocher les spectateurs des joueurs sans barrières de séparation.
En ne mettant pas de solides grilles de séparation entre le public et le périmètre des jeux, nous cautionnons le contact direct entre un public passionné et parfois vindicatif avec les joueurs.
À tort, nous avons voulu imiter les grands stades européens, notamment anglais qui ont des dispositifs de sécurité aguéris.
C’est la première faille du stade de Nongo pour un public passionné.
Le Ministère des Sports, la FEGUIFOOT et la société gestionnaire du stade de Nongo devraient le savoir.
2) Les limites de nos services de sécurité en la matière.
Nos services de sécurité , enviyés pour la sécurisation des matchs, sont composés en grande partie d’agents très passionnés du football, de véritables fans du Syli national.
À peine le coup d’envoi donné, ils deviennent des supporteurs.
Instinctivement, ils perdent leurs réflexes d’agents de sécurité des personnes et des installations.
Au lieu de surveiller les spectateurs indélicats, ils leur font dos, les yeux braqués sur le ballon. Comme tout le monde, ils sont attirés par le jeu.
Il faut savoir que les premiers des incidents ont commencé à l’inscription du but de Naby dans les arrêts de jeu.
À partir de ce moment, au lieu de jubiler, nos agents auraient dû prendre des mesures de prévention pour la fin du match.
Personne n’y a pensé : ni les dirigeants ni les policiers.
Un bon Agent de sécurité dans un stade est celui qui demande le score à la fin du match.
Tout le monde connaît la suite.
Si le Syli avait perdu ce jour, on n’en serait pas là.
Cette triste réalité ne peut pas être transposée sur un conflit d’intérêt sur la billetterie entre le CONOR et le gestionnaire du stade.
Laissons nos égos surdimentionnés.
Mettons nos doigts sur nos plaies et faisons participer toutes intelligences et toutes les bonnes volontés pour nous perfectionner.
Pour ma part, je suggère 2 choses :
1) L’installation des grilles très solides au dessus des murs de séparation entre les tribunes et les aires de jeux.
On aura empêché les spectateurs surchauffés de grimper aussi facilement pour toucher les joueurs.
2) Outiller nos services de sécurité (CMIS et Gendarmerie) aux méthodes de sécurisation des stades à l’occasion des matchs internationaux.
Même des sociétés de gardiennage peuvent être associées à cette initiative.
L’envahissement du stade de Nongo n’a aucun lieu avec la billetterie et les portes d’entrée.
Je trouve cet argument d’une absolue légèreté. Il dénote les querelles de personnes qui caractérisent, hélas, notre football.
La FEGUIFOOT, le Ministère des Sports et le gestionnaire du stade doivent se retrouver pour éviter ce genre de dérapages.
Réfléchissons ensemble pour soigner nos maux.
Ce n’est pas l’autre qui est seul responsable, c’est nous tous.
Alors, agissons ensemble pour réussir ensemble.
BOS
Guineesignal

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