Tunis (dpa) – Avec un capital modique de 50 000 francs CFA (environ 76 euros), le Béninois Jacques Aubain Ahouangbo a franchi le pas de l’entrepreneuriat, en créant une start-up spécialisée dans la fabrication de vaisselle en bois. Lancée en 2019, Vaisselles Bénin propose des articles d’art de table et des ustensiles confectionnés à la main à partir de bois naturel 100 pour cent local. L’objectif de la marque est de promouvoir l’artisanat du bois africain et de valoriser ce savoir-faire ancestral.
Titulaire d’une licence professionnelle en commerce International, ce Béninois de 27 ans a préféré quitter son poste dans une société de bâtiments et de travaux publics pour se consacrer à l’artisanat du bois, un matériau naturel auquel il voue une affection particulière depuis son jeune âge. « Enfant, lorsque je rendais visite à mon grand-père au village, je remarquais qu’il mangeait dans des assiettes en bois ou en bambou. Quand je lui avais posé la question de savoir pourquoi il préférait le bois plutôt que la porcelaine, il m’avait expliqué qu’il s’agissait d’une coutume qu’il a héritée de ses parents », se souvient Jacques dans un entretien accordé à la dpa.
« Selon lui, manger dans des assiettes en bois lui permettait d’être plus proche de la nature et d’être en bonne santé car ce matériau est réputé pour ses propriétés curatives et thérapeutiques », ajoute-t-il. D’après Jacques, le bois permet de réduire la teneur en bactéries et une meilleure conservation des aliments, outre le fait qu’il est recyclable. Lorsqu’il a débuté son projet, le jeune entrepreneur a dû traverser plusieurs obstacles dont la recherche d’une main d’œuvre qualifiée et l’approvisionnement en matière première qui était coûteuse.
Malgré ces obstacles et les difficultés financières, le promoteur de « Vaisselles Bénin » a refusé de lâcher son affaire et il a même réussi à tirer son épingle du jeu. Pour lui, les ventes qui s’effectuent, pour l’instant en ligne, sont plutôt « satisfaisantes ». En outre, ses produits connaissent un véritable engouement de la part des restaurants, des hôtels et même des particuliers, au Bénin, en Guinée, au Congo et même en Europe. Aujourd’hui, Jacques est en quête d’un financement afin qu’il puisse élargir sa production et satisfaire la demande croissante de ses clients. Son souhait à moyen et à long terme est d’asseoir une usine de production et d’ouvrir des boutiques dans l’ensemble du pays.