INTERNATIONAL

La Gambie dotée d’un laboratoire de lutte contre la cybercriminalité

La Gambie dotée d’un laboratoire de lutte contre la cybercriminalité

Ce projet a été conçu pour améliorer la résilience et la robustesse des infrastructures de l’information, et la capacité des parties prenantes en charge de la lutte contre la cybercriminalité.

L’Union européenne (UE) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont offert à la Gambie un laboratoire numérique de lutte contre la cybercriminalité. Ce don fait partie du projet Criminalité organisée : Réponse de l’Afrique de l’Ouest sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité (OCWAR-C), initié par la CEDEAO et financé par l’UE. Équipé de matériels performants de dernière génération notamment du matériel générique, des logiciels et des licences, le laboratoire a été mis à la disposition du ministère gambien de l’Intérieur, a indiqué la CEDEAO.

Il devrait permettre de renforcer les capacités opérationnelles des structures gambiennes en charge des enquêtes et investigations sur la cybercriminalité, a indiqué la CEDEAO. Avant le transfert du laboratoire, une formation a été dispensée aux cadres de la police gambienne pour développer et améliorer leurs capacités à traiter les preuves numériques conformément aux meilleures pratiques bien établies et aux procédures appropriées.

La cybercriminalité a coûté à l’Afrique 4 milliards USD en 2021. Les pays africains sont « particulièrement vulnérables » aux « cyberinfractions », et ce, en raison de la « faiblesse des réseaux et de la sécurité » informatique, d’après un rapport intitulé « Évaluation 2021 des cybermenaces en Afrique », publié par Interpol. Les menaces les plus importantes existant en Afrique sont les escroqueries en ligne, l’extorsion numérique, les escroqueries aux faux ordres de virement, les rançongiciels et les botnets (des réseaux de machines infectées sont utilisés pour automatiser des cyberattaques à grande échelle), a-t-on expliqué.

En 2021, la cybercriminalité a réduit de 10 pour cent le PIB de toute l’Afrique, entraînant une perte de 4 milliards de dollars, a indiqué Sediko Douka, Commissaire de la CEDEAO en charge des Infrastructures, de l’Énergie et de la Digitalisation. Doté d’un budget de 7,5 millions d’euros sur quatre ans (2019/2022), l’OCWAR-C est déployé dans les 15 pays de la CEDEAO et en Mauritanie. Ce projet a été conçu pour améliorer la résilience et la robustesse des infrastructures de l’information, et la capacité des parties prenantes en charge de la lutte contre la cybercriminalité.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *