Et si, pour mettre tout le monde à l’aise, on délocalisait le Cadre de dialogue inclusif et permanent interguinéen prévu unilatéralement par les autorités du 24 novembre au 15 décembre 2022 ?
Pour mettre tout le monde à l’aise et si l’initiative est sincère, un pays de la Cédéao ferait l’affaire. Ce serait un terrain neutre idéal pour les concertations, sous la houlette du facilitateur Thomas Boni Yayi. Comme avec et chez le beau Blaise en 2009.
Nul ne serait inquiété, nul ne se sentirait piégé.
La bonne volonté et la bonne foi résolvent tout problème collectif. Les arrière-pensées, non !
Le dialogue interguinéen ne doit pas être un écran de fumée ou une formalité pour mener à un semblant de consensus favorable au pouvoir en place par une instrumentalisation classique des innombrables micropartis satellites qui prétendent parler à égale voix avec les trois grands partis politiques bien connus. On a déjà vu le CNT à l’œuvre pour fixer la durée de la Transition actuelle.
L’obscur Kouyaté, l’assoiffé Faya et le jongleur Oury n’ont rien à décider pour les Guinéens. Ils n’ont aucun poids politique. Quant aux autres, il faut un microscope pour les voir. Alors, du balai !
Il faut opérer un dégagisme en donnant un coup de pied dans la fourmilière.
Au Sénégal, pour exister, un parti politique doit produire 100.000 signatures non déjà affectées. Le vote de cette loi à l’Assemblée avait fait crier au scandale et au déni démocratique tous les politicards dont le siège du parti se résumait à leur domicile ou à leur téléphone portable, mais il a définitivement désencombré l’arène politique sénégalaise.
Ça s’appelle du sérieux. Que ceux dont l’entrée en politique vise uniquement les honneurs et l’argent facile aillent au diable Vauvert ! Ce pays doit enfin avancer.
Par Albassirou Diallo
