INTERNATIONAL

ZLECAf : Plaidoyer pour la libre circulation des personnes

La libre circulation des personnes peut dynamiser l’entrepreneuriat et le commerce, ainsi qu’offrir des opportunités d’emploi et lutter contre la pauvreté et les inégalités.

La Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) a exhorté les pays africains à promouvoir la libre circulation des personnes à travers leurs frontières pour stimuler le commerce intra-africain et mette en œuvre la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cet appel a été lancé lors d’une réunion du groupe d’experts de la CEA, organisée récemment au Kenya, et consacrée à l’examen d’un rapport d’orientation.

Intitulé « La libre circulation des personnes pour le commerce : Vers une ratification accélérée du protocole de l’Union africaine (UA) sur la libre circulation des personnes à l’appui de la mise en œuvre de la ZLECAf », le rapport est le résultat d’une étude conjointe de la Commission de l’UA et de la CEA.

Le directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA, Stephen Karingi, a appelé les pays du continent à la ratification « rapide » du Protocole sur la libre circulation des personnes, adopté en 2018 par l’UA. Si ce protocole a été signé par 33 États membres sur les 55 que compte l’UA, seuls quatre pays l’ont ratifié à ce jour, a constaté la CEA.

Pour entrer en vigueur, le protocole doit être ratifié par 15 États membres. Le rapport a attribué la lenteur de la ratification du protocole à un « manque de volonté politique », et à des problèmes de sécurité et de santé, entre autres. En effet, des États membres veulent maintenir leur souveraineté en contrôlant ceux qui entrent sur leur territoire. Ces États ont une forte perception des menaces à la sécurité posées par la libre circulation des personnes, entre autres.

Déplorant que le commerce intra-africain soit aussi bas que 15 pour cent, Stephen Karingi a souligné qu’il est important que les gouvernements africains adoptent la libre circulation des personnes, car cela permettra aux Africains de profiter pleinement des avantages de la ZLECAf. « La libre circulation des personnes peut dynamiser l’entrepreneuriat et le commerce, ainsi qu’offrir des opportunités d’emploi et lutter contre la pauvreté et les inégalités », a-t-il ajouté.

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