A un mois pile de l’ouverture des classes, une centaine de mes frères et sœurs de Santou mon village,admis à la dernière session du Brevet,risquent d’abandonner l’école, faute de tuteurs à Telimele-centre, surtout faute de lycée.
il ya des années que nous interpellons les autorités de l’Education sur l’urgence
l’intérêt et l’importance,qui s’attachent à la construction d’un lycée à Santou.
Malheureusement nos appels sont toujours restés sans suite.
Or,compte tenu de la position géographique de Santou, qui se situe sur la route Nationale Telimele-Gaoual-
Koundara, les sous-préfectures de Koba, de Missira, voire de Brouwal-S3ounki et de Kakony, peuvent envoyer leurs enfants poursuivre leurs études à Santou, dont l’hospitalité et la générosité des populations, sont reconnues et appréciées.
A ce jour,des habitants sur place et des ressortissants,ont pu réunir quelques agrégats et une tonne de ciment pour construire au moins une salle de classe et une direction pour le lycée, en prévision de l’ouverture très prochaine des classes.
Je rappelle aux bons souvenirs du Ministre de l’Enseignement Pré-
Universitaire, Monsieur Hawings,lui avoir posé le problème du lycée de mon Santou natal, lors d’une Rencontre Littéraire à la Résidence de l’Ambassadeur des États-Unis, il ya juste quelques mois.
Il avait été très sensible à mon problème en me mettant en contact sur place, avec un de ses conseillers, répondant au nom de Monsieur Savane à qui,
le Ministre Hawings avait automatiquement demandé de voir la faisabilité du projet du lycée de Santou, avec l’Inspection Régionale de l’Education de Kindia.
A date, je n’ai reçu aucun retour de message de Monsieur le Conseiller, encore moins de Monsieur le Ministre.
C’est pourquoi,vu l’urgence et sachant bien ce que vaut l’Education et la Formation parce qu’étant un des fruits, grâce aux inlassables efforts de mon feu père, un ancien de l’armée française, médaille de guerre coloniale, agrafe Extrême- Orient, je prie le Gouvernement de réaliser un lycée à Santou d’ici l’ouverture des classes.
Je formule la même demande auprès de toutes les personnes de bonne volonté, mes amis d’ici et d’ailleurs, d’entendre ma plainte et de réagir rapidement et positivement,afin de sauver mes frères et sœurs de Santou, mais aussi des sous-préfectures voisines de la descolarite, du banditisme ambiant, de l’oisiveté et de l’immigration clandestine, sinon les louables efforts de nos parents n’auront servis à rien.
Je compte sur vous.
Le Gouvernement de la République dont c’est le rôle Régalien en Premier.
Amadou Diouldé Diallo
