INTERNATIONAL

Les présidents allemand et italien appellent à la stabilité en Libye

Deux gouvernements hostiles, l’un basé à l’Ouest et l’autre à l’Est, se disputent le pouvoir en Libye.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier et son homologue italien Sergio Mattarella ont appelé les parties en conflit en Libye à faire avancer le processus de paix après les inondations dévastatrices qui ont frappé l’Est du pays, faisant des milliers de morts.

« Nous encourageons tous les acteurs politiques à répondre à l’appel du peuple libyen pour la paix et la stabilité sur la base d’un sentiment renouvelé d’unité nationale et de détermination », ont-ils dit dans une déclaration commune publiée à l’occasion de la visite de Steinmeier en Italie.

Le 10 septembre, la tempête méditerranéenne « Daniel » s’est abattue sur l’Est de la Libye, provoquant des inondations dévastatrices qui ont détruit deux barrages et emporté des bâtiments à Derna où un quart de la ville a été noyé sous les eaux.

Selon le dernier bilan de l’OMS, environ 4000 personnes ont péri dans cette catastrophe. Ce bilan, toujours provisoire, est appelé à s’alourdir étant donné que des milliers d’autres personnes sont, pour le moment, portées disparues.

Steinmeier et Mattarella ont, par ailleurs, réitéré la solidarité de Berlin et de Rome avec le peuple libyen. L’Allemagne et l’Italie, ainsi que de nombreux autres pays, ont apporté une aide d’urgence en réponse à la catastrophe survenue en Libye.

« Nous saluons cette mobilisation internationale, ainsi que la remarquable solidarité du peuple libyen dans son propre pays et la coopération continue entre toutes les parties, groupes et institutions, qui ne fait aucune distinction entre l’Ouest, l’Est et le Sud », ont-ils déclaré.

Le 13 septembre, l’ONU a appelé tous les acteurs politiques libyens « à surmonter les blocages et les divisions politiques et à agir collectivement pour garantir l’accès aux secours ».

Riche en pétrole, la Libye est en proie à l’instabilité politique depuis le renversement, en 2011, du dirigeant de longue date, Mouammar Kadhafi, tué la même année par des rebelles. Deux gouvernements faibles et hostiles, l’un basé à l’Ouest et l’autre à l’Est, se disputent le pouvoir. Chaque gouvernement est soutenu par des groupes armés et des milices qui se battent également pour l’influence et les ressources.

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