Cette avalanche des gouvernants, sans aucune légitimité populaire ni historique et sans aucune légalité institutionnelle montre la nécessité de regarder avant toute chose les méfaits de la gestion des différents régimes en Guinée. Les transitions sont toujours tuées dans l’œuf en Guinée. L’histoire révèle le vide politique provoqué par l’ampleur des dégâts politiques, économiques et socioculturels hérités des régimes politiques. Le désert humain est la cause première et principale de tous les blocages qui empêchent toute émergence d’une relève patriotique pour redresser la gestion du pays. La nomination de BAH OURY, va-t-il changer la situation en Guinée ?
Il faut le reconnaître que Mr BAH OURY est un créateur de tous bords. C’est le père fondateur de l’UFDG. Il est l’antipode des voleurs de la République.
En Guinée, la gestion politico-économique de l’Etat repose sur l’opacité depuis feu El-hadja Diallo Saïfouraye, (le premier ancien ministre des Finances du PDG-RDA), en passant par Mr Ibrahima Kassory FOFANA jusqu’à Mr Karfala YASSANE, Mr Mohamed DIARE, Ansoumane CONDE, Mohamed Lamine DOUMBOUYA, Ismaël DIOUBATE, jusqu’à Mr Moussa CISSE et Dr Lanciné CONDE. Or, la Guinée est en faillite économique. 90% de la population sont au chômage. « Les retombées de la manne minière n’ont pas encore atteint le panier de la ménagère. Pis, les Guinéens ont le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est érode depuis l’entrée de la démocratie (régime Alpha CONDE) et la transition militaire (régime le Général Mamadi DOUMBOUYA ».
Dans un pays de 14 millions d’habitants, près de 9 800 000 familles vivent avec moins de 75 dollars par mois, et un cinquième de la population dans la pauvreté. Un dixième du peuple, des corrompus et des incompétents, s’est emparé de neuf dixièmes des richesses du pays. Pourquoi tant de misère sur tant de richesses ? Comment expliquer soigneusement la politique fiscale aux dirigeants Guinéens qui tendent la main en permanence et qui dépendent le plus de l’étranger ?
Pour nous, notre analyse s’inscrit dans la dynamique de recherche des voies et moyens, capables de favoriser une mobilisation suffisante de recettes fiscales intérieures au profit du budget de l’Etat et des collectivités territoriales, la croissance économique et la lutte contre la pauvreté. Elle relève aussi de l’anticipation quant aux effets probables des accords commerciaux en cours, à venir et de l’impact futur de la politique fiscale intérieure directe sur les finances publiques en Guinée.
Dr BAH ALIOU, Inspecteur Principal des Impôts.
