ARCHIVE - Selon l'indice de perception de la corruption de 2023 établi par cette ONG, le Burkina a été classé 83e sur 180 pays recensés. Photo: Peter Steffen/dpa
Tunis (dpa) – Afin d’encourager les citoyens à dénoncer la corruption dans le secteur public, le gouvernement du Burkina Faso propose des « récompenses » en faveur des lanceurs d’alertes. Mi-mars, Ouagadougou a adopté un décret portant « conditions et modalités de dénonciation des faits de corruption et infractions assimilées, des mauvaises pratiques dans les administrations publiques ainsi que les récompenses y afférentes ». Pour le gouvernement, l’adoption de ce décret « permet de compléter l’arsenal juridique de lutte contre la corruption en précisant les conditions et modalités de dénonciation et les récompenses pécuniaires des dénonciateurs ».
La dénonciation se fait par écrit « par toute personne victime ou témoin des faits de corruption et infractions assimilées ainsi que des mauvaises pratiques », selon le texte du décret. Les mauvaises pratiques s’entendent, a-t-on précisé, « de tout manquement aux obligations professionnelles, toute atteinte aux règles déontologiques commises par un agent public à l’occasion, en raison ou dans l’exercice de ses fonctions ». La dénonciation est « faite auprès des structures habilitées » ou du « supérieur hiérarchique de l’agent public fautif ». Le dénonciateur « doit indiquer les faits, les témoins éventuels, les dates et lieu ainsi que tout autre élément pertinent ». En contrepartie, il « bénéficie des mesures de protection prévues par la loi » et d’une « récompense », « lorsque les faits concernés sont avérés ».
Malgré l’existence de mécanismes juridico-institutionnels dans la lutte contre la corruption, l’État sahélien « reste toujours confronté à ce fléau aux conséquences néfastes pour le développement du pays et la cohésion nationale », a indiqué le gouvernement en février. Selon l’ONG Transparency International, la corruption dans ce pays est devenue endémique à différents postes, que ce soit dans la chaîne de la commande publique, la gestion du budget et même dans certains cas avec les bailleurs de fonds.
Selon l’indice de perception de la corruption de 2023 établi par cette ONG, le Burkina a été classé 83e sur 180 pays recensés. Il a ainsi reculé de six places par rapport au classement de 2022 (77ᵉ sur 180 pays). « Le niveau de la corruption, selon la perception citoyenne, est très élevé » au Burkina. Mais, très peu de citoyens dénoncent les actes de corruption, à en croire les résultats d’une enquête d’opinion publiée en 2021 par le « Réseau national de lutte anticorruption » (Ren-Lac). Plus de 85 pour cent des enquêtés « estiment que les pratiques de corruption sont fréquentes, voire très fréquentes », contre environ 82 pour cent en 2020 et près de 76 pour cent en 2019, selon l’enquête. Toutefois, seuls 3,5 pour cent d’entre eux « ont dénoncé un acte de corruption ».
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