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    GRAND ANGLE

    Faire taire la Voix de l’Amérique est un affront à la Constitution et à la démocratie mondiale

    Guineesignal17 mars 2025
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    Comme nombre d’entre vous, j’ai été profondément surpris d’apprendre, ce samedi 15 mars 2025, que le président républicain Donald Trump, dans une dérive autoritaire préoccupante, a suspendu le financement de la Voix de l’Amérique (VOA) ainsi que d’autres médias relevant de l’Agence américaine des médias globaux (U.S. Agency for Global Media, USAGM). Ces institutions œuvrent à la promotion des principes de démocratie et de liberté à l’échelle mondiale.

    Incroyable, mais vrai ! Depuis plus de 80 ans (la VOA a été lancée le 24 février 1942), cette institution médiatique incarne la liberté d’expression et constitue un rempart contre l’autocratie et l’oppression des droits humains. Sa mise sous tutelle politique représente un tournant dangereux pour la démocratie, non seulement aux États-Unis, mais également partout où la presse libre joue un rôle de bouclier face aux régimes despotiques et à la violation des droits de l’homme.

    En un mot comme en mille, la décision du Président Trump constitue une violation manifeste du « Premier Amendement » qui  interdit au Congrès des États-Unis d’adopter des lois limitant la liberté de religion et d’expression, la liberté de la presse ou le droit à « s’assembler pacifiquement ».

    Son initiative de son administration visant à suspendre les financements et à museler la Voix de l’Amérique, ainsi que d’autres médias publics largement écoutés et suivis à l’étranger, s’apparente à une transgression des principes fondamentaux énoncés dans la Constitution américaine.

    En cherchant à museler une institution dont la mission est d’informer de manière impartiale le monde entier, le gouvernement foule aux pieds le Premier Amendement, qui stipule : « Le Congrès ne fera aucune loi restreignant la liberté de la parole ou de la presse. » L’acte du président Trump porte atteinte au principe de séparation des pouvoirs.

    Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, nous assistons à une violation manifeste de ce principe essentiel.

    En tentant de réduire la VOA au silence, tout comme il a mis fin à l’USAID, l’Administration Trump outrepasse son rôle et fragilise l’équilibre institutionnel établi par les Pères fondateurs des Etats-Unis. Une telle pratique, digne des régimes autoritaires, remet en question la démocratie américaine elle-même.

    Le « Quatrième Amendement », qui protège les citoyens contre les abus de pouvoir de l’État, garantit une presse libre, laquelle constitue un contre-pouvoir essentiel à la protection des libertés individuelles.

    Le Président Trump crée ainsi un précédent dangereux pour la liberté d’expression et la démocratie mondiale. Ce coup de force n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une tendance plus large de remise en cause des institutions démocratiques et des contre-pouvoirs. Or, une démocratie où la presse est muselée devient une démocratie en péril.

    En tant que journaliste francophone, membre de la presse africaine de qualité, éditeur et consultant en liberté de la presse et démocratie, ainsi qu’Alumni du Département d’État américain, je mesure l’impact de cet acte sur l’avenir de la démocratie et de la liberté d’expression.

    Le silence imposé à la VOA sous l’administration Trump constitue une atteinte directe aux principes fondateurs des États-Unis, qui, je le rappelle, font de la défense de la liberté de la presse l’essence même de la démocratie américaine et, disons-le, du monde civilisé dans lequel nous vivons tous.

    Le président Donald Trump se révèle ici comme une déception pour la famille républicaine des États-Unis et celle du monde entier. Mais, certainement, très certainement, les prochaines élections sanctionneront cet affront au Quatrième Amendement. Pour ses adversaires, cette manœuvre présidentielle ne trompe plus personne ; elle révèle, au contraire, une tentative désespérée de modeler l’information à des fins politiques.

    On pourrait rétorquer que cette mesure ne concerne que les médias écoutés et suivis à l’étranger, visant à promouvoir le modèle américain à travers le monde.

    À cela, je répondrai que si les prédécesseurs de Trump n’ont pas jugé nécessaire de supprimer le financement de ces médias et de l’USAID, c’est qu’ils croyaient en l’esprit de leur création et en leur contribution au rayonnement des États-Unis à l’échelle mondiale. De la même manière que le font les Canadiens, les Français, les Chinois, les Russes, les Allemands et les Anglais.

    Par Alpha Abdoulaye Diallo, journaliste et éditeur de presse

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