À L’INJUSTICE DES GRUTIERS, LA DIRECTION CENTRALE DE LA POLICE ROUTIÈRE M’A RÉTABLI DANS MES DROITS
Je vous explique :
Le samedi 31 mai 2025, alors que je partais en mission à Coyah, j’ai décidé de faire une escale à l’aéroport pour récupérer mes chaussures chez mon cordonnier. Sachant que le camion de la fourrière rôde souvent dans cette zone, j’ai pris soin de bien garer ma voiture, les quatre pneus entièrement montés sur le trottoir.
Je descends du véhicule et me dirige vers l’atelier, situé à environ 30 mètres. Une fois sur place, je constate que le cordonnier s’était déplacé. Sans perdre de temps, je retourne vers ma voiture pour poursuivre mon trajet. En chemin, je vois l’équipe de la fourrière de Bonfi en train de s’acharner sur mon véhicule.
La scène ressemblait à celle d’un voleur surpris en flagrant délit, accélérant son forfait pour ne pas être pris. Dès qu’ils m’ont aperçu, ils ont redoublé de vitesse, comme s’ils craignaient que je les empêche d’agir. Dans leur précipitation, ils ont traîné ma voiture avec une telle brutalité qu’elle a subi d’importants dommages.
Malgré le fait que j’aie réussi à monter dans la voiture, ils ont refusé d’obtempérer, en contradiction totale avec le règlement intérieur de la police routière. Face à cette situation tendue, j’ai préféré ne pas insister davantage, pour éviter que mon véhicule ne subisse encore plus de dégâts.
DANS LES LOCAUX DE LA FOURRIÈRE
À mon arrivée dans les locaux de la fourrière, je me présente au responsable pour lui expliquer le comportement irresponsable de ses agents. Malheureusement, il fait la sourde oreille. Pour la libération de ma voiture, il exige que je paie une amende de 360 000 GNF.
Face à cette injustice flagrante, je contacte le chargé de communication adjoint de la police pour plaider ma cause. Hélas, il ne sera pas écouté. Il me redirige alors vers l’inspecteur général adjoint de la police, qui à son tour me transmet les coordonnées du responsable du service contentieux de la Direction Centrale de la Police Routière.
Ce colonel, manifestement compétent et maîtrisant bien le code de la route, ordonne à son tour la libération de ma voiture. Une fois encore, les agents refusent d’obtempérer. L’inspecteur général adjoint me conseille alors de payer les 360 000 GNF, puis de faire venir un mécanicien pour établir un devis des réparations. Ce que je fais immédiatement.
AU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE
Le lundi suivant, je me rends dans le bureau de l’inspecteur général adjoint, qui m’accompagne chez le directeur central adjoint de la police routière. Après avoir écouté mon récit, ce dernier me présente ses excuses au nom de la corporation :
« D’abord, je te présente mes excuses pour ce qui est arrivé. Tu étais en mission, tu t’es présenté à eux, mais ils ont refusé de te laisser partir, et en plus, ils ont endommagé ton véhicule. On leur a pourtant toujours demandé de collaborer avec les journalistes. Ta voiture sera réparée. », me rassure-t-il.
Sur-le-champ, il donne l’ordre au responsable du service contentieux de convoquer le chef des grutiers de Matam. Ce dernier arrive, et une confrontation houleuse s’engage. Grâce à mes preuves et à la présence du mécanicien ayant établi le devis, j’obtiens gain de cause. Le responsable des grutiers est sommé de me présenter ses excuses et de me verser 950 000 GNF pour couvrir les frais de réparation.
Si les agents avaient obéi aux ordres dès le départ, j’aurais sans doute pris en charge les réparations moi-même, sans demander un centime. Mais à cause de leur entêtement, ils ont été piégés par leur propre excès. Ils ont dû, pour ainsi dire, avaler leur propre médecine… sans verre d’eau.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS
De cette expérience, je tire deux enseignements essentiels :
– Le manque de formation et de professionnalisme des grutiers.
– L’indiscipline flagrante et le mépris de la hiérarchie chez certains agents.
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier sincèrement :
Le chargé de communication adjoint de la police, l’inspecteur général adjoint, et la Direction Centrale de la Police Routière, pour leurs efforts inlassables à me rétablir dans mes droits.
Il est temps que les autorités policières prennent des mesures urgentes pour mettre fin à l’anarchie et à l’arbitraire entretenus par certains agents de la fourrière.
c’est un récit du journaliste Abdoulaye Cissé du SPPG
