Ce samedi 21 juin, l’ancien bâtonnier de Guinée a été enlevé à son domicile par des individus cagoulés, avant d’être retrouvé quelques heures plus tard à Coyah. L’identité et les motivations précises des ravisseurs restent floues, mais les faits soulèvent une vive inquiétude au sein de l’opinion publique.
Avocat connu pour ses critiques virulentes à l’égard des autorités militaires actuellement au pouvoir, Me Traoré semble avoir été ciblé pour ses prises de position publiques et son retrait du Conseil National de la Transition (CNT). C’est en tout cas ce que révèle un communiqué officiel du Barreau de Guinée, publié après l’enlèvement.
Selon ce document, ses agresseurs lui ont clairement exprimé que cet acte n’était pas un simple avertissement. Durant sa séquestration, Me Traoré a subi de graves violences. « Il a été allongé a » sol et fouetté de manière brutale. Le chef présumé de l’opération aurait donné l’ordre de continuer jusqu’à atteindre 500 coups », précise le communiqué. Les blessures sur son dos témoignent de la cruauté des sévices qu’il a endurés.
Le Barreau condamne fermement cet acte qu’il qualifie d’illégal et appelle à ce que lumière soit faite sur cette agression visant un acteur clé du débat public guinéen.
Aïssatou Dalanda Ly.
