Depuis son accession au pouvoir en septembre 2021, le Général Mamadi Doumbouya a affiché une volonté claire : restaurer la dignité nationale, réconcilier les Guinéens et remettre la culture au centre de la renaissance guinéenne. Dans une Guinée en quête de repères, la revalorisation de la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité. Sous l’impulsion du président de la transition, un vaste chantier a été lancé pour réconcilier le pays avec ses racines, ses traditions et ses talents.
Une vision politique de la culture
Le Général Doumbouya ne perçoit pas la culture comme un simple divertissement, mais comme un levier stratégique de souveraineté, de cohésion sociale et de développement économique. Cette approche s’inscrit dans une dynamique panafricaine : reprendre la parole, redéfinir les récits et construire une identité forte, à la fois ancrée dans les héritages et tournée vers l’avenir.
C’est ainsi qu’il a déclaré : « La culture, c’est ce que nous sommes. Si nous perdons notre culture, nous perdons notre âme. » Ce message, fort et symbolique, résonne comme un appel à la mobilisation générale des artistes, des intellectuels, des griots, des chercheurs et des jeunes.
Un effort concret pour revitaliser les institutions culturelles
Sous l’impulsion du CNRD, plusieurs actions ont été entreprises pour redonner vie aux institutions culturelles souvent négligées : réhabilitation de musées, relance des maisons de la culture, soutien aux troupes artistiques traditionnelles, numérisation du patrimoine immatériel… Une attention particulière est portée au renforcement des capacités des professionnels de la culture, afin de transformer ce secteur en véritable pilier de l’économie nationale.
De plus, des festivals emblématiques comme le FESTAC ou les 72 heures du livre ont été soutenus, redynamisés et internationalisés, montrant que la Guinée est prête à redevenir une vitrine de la culture africaine.
Valoriser la diversité culturelle comme richesse nationale
La Guinée est une mosaïque ethnique et linguistique. Plutôt que de considérer cette diversité comme un facteur de division, le Général Doumbouya en fait une richesse à préserver et à promouvoir. Les langues nationales, les savoirs endogènes, les rites initiatiques et les pratiques artistiques locales sont désormais reconnus comme des vecteurs puissants d’unité et de fierté.
L’éducation culturelle au cœur du projet de société
La réforme de l’éducation impulsée par la transition n’ignore pas la culture. Bien au contraire : l’histoire, la littérature, les langues locales et les arts sont progressivement réintégrés dans les programmes scolaires. L’objectif est clair : former des citoyens enracinés, conscients de leur héritage et capables d’innover sans renier leur passé.
Un appel à la participation citoyenne
La revalorisation de la culture guinéenne ne peut réussir sans l’implication de tous. Le Général Mamadi Doumbouya l’a compris : il faut créer un dialogue entre les générations, entre les milieux ruraux et urbains, entre la diaspora et la population locale. Les chantiers ouverts doivent être ceux de tout un peuple, car chaque Guinéen est un gardien et un vecteur de culture.
Conclusion : Une renaissance culturelle en marche
À travers sa vision et ses actes, le Général Mamadi Doumbouya place la culture au cœur de la refondation nationale. Ce grand chantier, s’il est mené avec constance et sincérité, peut permettre à la Guinée de retrouver sa place d’avant-garde sur l’échiquier culturel africain, comme au temps de Sékou Touré. Plus encore, il peut offrir au peuple guinéen les outils pour réinventer son avenir avec fierté et lucidité.
Par Mohamed Sita Cisse connu sous le nom de Sitanium
