Le drame survenu à Manéah continue de s’aggraver. Selon l’Agence nationale de gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (ANGUCH), le dernier bilan fait état de 15 personnes décédées, 10 blessées et plusieurs portées disparues. Parmi les victimes, 5 corps restent non identifiés, tandis que les noms, prénoms et tranches d’âge des 10 autres ont pu être établis.
Dès les premières heures de la matinée, le Premier ministre Amadou Oury Bah, accompagné des autorités locales – le préfet, le président de la délégation spéciale et le chef de quartier – s’est rendu sur les lieux du sinistre. Il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les victimes.
« Les services de secours le génie militaire, la protection civile, l’ANGUCH et toutes les structures locales – sont pleinement mobilisés pour apporter une assistance aux blessés et rechercher les disparus. C’est le moment de l’émotion et du recueillement. Les commentaires viendront plus tard », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a souligné que l’évacuation préalable de la décharge de Zakopé, située non loin du site de l’éboulement, avait probablement permis d’éviter une catastrophe de plus grande ampleur. Il a insisté sur la nécessité d’une gestion responsable de l’urbanisation dans le pays.
« Nous avons une responsabilité collective. Construire dans des lits de rivières, au pied des montagnes ou dans des zones à risque est une erreur grave. L’État prendra désormais toutes les mesures pour délimiter clairement les zones constructibles et interdire les constructions dans les zones dangereuses », a-t-il averti.
Le Premier ministre a également dénoncé le laxisme hérité de longues années de mauvaise gouvernance, qui a conduit à de telles tragédies. Toutefois, il a appelé à la solidarité nationale et à l’union dans l’épreuve, soulignant que les priorités actuelles restent le soutien aux familles sinistrées et la poursuite des opérations de secours.
Les recherches restent toutefois extrêmement difficiles, en raison de l’ampleur de la masse de terre déplacée.
Aïssatou Dalanda Ly.
