À la veille de l’ouverture officielle de la campagne référendaire en Guinée, une campagne lancée le 31 août 2025, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, s’est exprimé ce samedi 30 août dans un discours solennel à la nation. Ce message intervient dans un climat politique tendu, marqué notamment par la suspension récente de plusieurs partis politiques.
Le ministre a été direct dans ses propos, en rappelant que trois partis politiques ont été suspendus pour une durée de trois mois, à la suite d’une évaluation conduite par son département. Selon lui, ces formations ont enfreint les règles fixées par la Charte des partis politiques, ce qui a motivé les sanctions prises à leur encontre. « Ces décisions sont nécessaires pour garantir une compétition équitable et transparente », a-t-il affirmé, précisant que 125 partis sont actuellement en conformité avec la législation en vigueur.
L’objectif affiché par les autorités est de mettre de l’ordre dans le paysage politique, en écartant les entités qui ne respectent pas les normes légales, afin d’assurer un processus référendaire apaisé et structuré. Le ministre a souligné que si les libertés publiques sont essentielles, elles ne doivent pas servir de prétexte à des actes de déstabilisation ou de troubles sociaux. Ibrahima Kalil Condé a également rassuré l’opinion sur les conditions d’organisation du scrutin. Le gouvernement, selon lui, a mis en place tous les mécanismes nécessaires pour assurer un vote « transparent, inclusif et crédible ». La Direction Générale des Élections (DGE) aurait achevé les préparatifs tant techniques que logistiques.
Sur le plan sécuritaire, des mesures strictes seront appliquées. Le ministre a confirmé la mobilisation des forces de sécurité police et gendarmerie pour protéger les citoyens, sécuriser les bureaux de vote et accompagner les différents acteurs du processus électoral.
Aïssatou Dalanda Ly
