Dans une critique acerbe publiée sur sa page officielle, Abdoul Sackho, coordinateur des Forces Sociales de Guinée, a vivement critiqué la rédaction de la nouvelle Constitution, la qualifiant de « théâtre constitutionnel ».
Pour lui, la politique actuelle est coûteuse, inefficace et déconnectée des véritables besoins du peuple guinéen.
« Plus de trois (3) ans et six (6) mois de Théâtre Constitutionnel, sans que personne ne sache d’ailleurs le coût réel sur le contribuable guinéen », déplore-t-il. D’après M. Sacko, une telle démarche aurait pu être entreprise de manière patriotique et responsable dans un délai de trois à six mois maximum, si les acteurs impliqués avaient vraiment pris en compte l’intérêt national dans leurs actions.
Il dénonce le manque de transparence, la lenteur excessive, et surtout le résultat final qu’il estime décevant. « Un référendum truffé d’incohérences, incapable de poser les bases solides d’un projet de société commun et juridiquement structuré, au service des aspirations profondes du peuple. »
Il appelle fermement à mettre un terme à ce qu’il qualifie de ‘cirque’, pour rétablir l’ordre moral, social, économique et humanitaire dans une Guinée qui aspire à un avenir partagé et inclusif.
« C’est assez ! Arrêtez-nous ce cirque pendant qu’il est temps, pour rétablir l’ordre moral, social, économique et humanitaire d’une Guinée aux ambitions et rêves partagés de toutes et tous », conclut-il.
Ce cri du cœur de la société civile survient alors que le pays est plongé dans un processus constitutionnel controversé, loin d’un consensus national.
Aïssatou Dalanda Ly
