Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 24 septembre, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a fermement répondu aux interrogations des journalistes concernant une éventuelle démission du gouvernement à la suite de l’adoption de la nouvelle Constitution. Pour le chef du gouvernement, aucun fondement juridique ne justifie une telle démarche.
« À partir du moment où on adopte la Constitution, il faut se conformer aux principes édictés par cette Constitution, qui devra être promulguée le plus rapidement possible après un passage de 72 heures au niveau de la Cour suprême », a-t-il déclaré. Amadou Oury Bah a précisé qu’aucun article de la nouvelle loi fondamentale ne prévoit la démission du gouvernement en place. « Ce n’est pas une modification constitutionnelle. C’est un référendum constitutionnel pour l’adoption d’une nouvelle Constitution pour la République de Guinée », a-t-il souligné.
Face à certaines voix appelant à des changements immédiats au sein de l’exécutif, le Premier ministre a mis en avant la nécessité de stabilité et de cohérence dans la conduite des affaires de l’État. « Nous recherchons la stabilité. Cette stabilité doit être adossée au respect scrupuleux des règles démocratiques, des règles constitutionnelles, et dans une vision très ouverte et constructive du présent et du futur », a-t-il affirmé.
Reconnaissant que des ajustements peuvent s’imposer à un moment donné, Amadou Oury Bah a tenu à rappeler que ces décisions relèvent du pouvoir discrétionnaire du président de la République. « Je ne dis pas qu’il n’y aura pas, à un moment donné, de changements. C’est tout à fait nécessaire. Mais ce sera lorsque le moment sera là, et en fonction du pouvoir discrétionnaire du président », a-t-il conclu.
Aïssatou Dalanda Ly
