OPINION

L’urgence du vote citoyen

L’actualité politique de l’Afrique de l’Ouest nous rappelle, avec une force renouvelée, la vitalité de l’ancrage démocratique. En effet, deux dates phares viennent baliser le calendrier de la souveraineté populaire, marquant des étapes cruciales pour notre région : l’élection présidentielle en Guinée-Bissau ce dimanche 23 novembre 2025 et celle en République de Guinée le 28 décembre 2025.

Saluer le respect de ces échéances n’est pas un simple acte de courtoisie journalistique, mais bien un impératif civique qui souligne la primauté de la volonté populaire sur les «sirènes» de l’instabilité.

Cependant, l’organisation du scrutin n’est que la première marche vers une démocratie véritablement consolidée. C’est pourquoi notre regard se tourne aujourd’hui vers l’acteur fondamental de ce processus qu’est le citoyen. L’engagement démocratique ne se résume pas à l’enregistrement d’un bulletin de vote. Au contraire, il incarne une participation active, éclairée et responsable à l’édification de l’avenir national.

Pour les Bissau-guinéens, appelés aux urnes ce week-end, il est essentiel de rappeler que chaque voix est un rempart contre les crises récurrentes et les tentations antidémocratiques.

De même, pour nous les Guinéens qui nous préparons pour la fin de l’année, le scrutin de décembre représente un moment de vérité historique, un tournant décisif dans le retour à l’ordre constitutionnel après quatre ans d’hésitation et de report de date. Par conséquent, le devoir d’aller voter s’impose comme un rempart, un acte de résistance pacifique et d’affirmation civique.

Les experts rappellent que «la démocratie est un contrat social solennel qui requiert une fidélité inébranlable de la part de ceux qui dirigent comme de ceux qui sont dirigés. D’une part, les institutions doivent garantir la transparence et l’équité du processus électoral. D’autre part, le peuple, souverain par définition, doit s’approprier son droit de vote. Car s’abstenir, c’est abandonner le pouvoir de décision et laisser d’autres tracer le chemin».

Finalement, c’est par l’exercice effectif et massif du suffrage universel que nos nations africaines témoigneront de leur maturité politique. C’est ainsi que nous pourrons bâtir des sociétés plus inclusives, plus justes et plus stables. Il est donc temps d’affûter nos consciences civiques, de transcender les clivages et de choisir, en âme et conscience, le  leader qui saura incarner l’espoir de chacun de nos pays dans une Afrique de l’Ouest résolument tournée vers le retour à la stabilité, le développement et la consolidation de la démocratie. 

L’enjeu est capital. Et l’histoire nous regarde. J’ai dit.

 Par Alpha Abdoulaye Diallo in Le Populaire du 17 novembre 2025

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