Le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a annoncé un tournant majeur dans la lutte contre l’insalubrité à Conakry. Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, il a averti que les citoyens qui continuent de jeter des ordures sur la voie publique sont désormais identifiés grâce à de nouveaux dispositifs de surveillance installés dans la capitale.
Selon le ministre, chaque infraction constatée donnera lieu à un déferrement immédiat, à une amende comprise entre cinq et dix millions de francs guinéens, ainsi qu’à trois jours de travaux d’intérêt public. Une décision qui s’inscrit dans une volonté affichée de mettre fin à un comportement devenu courant dans les espaces urbains.
« Il est vrai que ce comportement, enraciné depuis de nombreuses années dans nos habitudes urbaines, ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais nous sommes résolument engagés à l’éradiquer progressivement, avec méthode et détermination », souligne Aboubacar Camara.
Le membre du gouvernement insiste sur une approche globale, combinant réformes, responsabilisation citoyenne et innovation dans la gestion urbaine. Pour lui, ces mesures ne se résument pas à la répression, mais visent également à créer des opportunités : développement de l’économie verte, création d’emplois, modernisation des services municipaux et émergence d’un nouveau civisme collectif.
« La loi ne sera plus une option : elle s’appliquera avec rigueur, constance et équité, au service d’une cité propre, digne et responsable », a-t-il affirmé, appelant les citoyens à faire preuve de discipline et de respect de l’espace public.
Cette annonce intervient dans un contexte où la pollution environnementale, l’encombrement des caniveaux et l’augmentation des déchets urbains constituent des enjeux majeurs de santé publique et d’aménagement du territoire. Les prochains jours permettront d’évaluer l’effectivité des contrôles et l’adhésion des populations à cette nouvelle dynamique.
Woppa Sow Diallo
