La commune rurale de Ganrambé, dans la préfecture de Labé, a abrité ce samedi 29 novembre 2025 le lancement officiel des travaux de reconstruction de la Route Nationale N°5 (RN5), un axe majeur long de 135 km reliant Mamou à Labé. Bien plus qu’un simple projet d’infrastructure, cette réhabilitation constitue un levier économique essentiel pour l’ensemble du Fouta Djallon et au-delà.
Présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, accompagné du ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Laye Camara, la cérémonie a rassemblé autorités locales, responsables administratifs et populations fortement mobilisées. Cette affluence témoigne de l’importance économique que les communautés accordent à cette route, considérée comme l’artère centrale du commerce régional.
Dans son discours, le Premier ministre a mis en avant le rôle stratégique de la RN5 dans la circulation des biens et des personnes. Il a rappelé que la reconstruction de cet axe s’inscrit dans la vision du Président de la République visant à moderniser les infrastructures de transport, améliorer la compétitivité territoriale et stimuler la croissance économique.
« La relance de cette route permettra à Labé de retrouver son statut de carrefour commercial et de renforcer les échanges vers Mamou, la Moyenne Guinée et les frontières régionales », a-t-il souligné.
Pour le ministre Laye Camara, la reconstruction de la RN5 ouvrira de nouvelles perspectives pour l’économie locale. Il a insisté sur le respect des délais et des standards techniques afin d’assurer une route durable capable de soutenir l’essor du commerce, du maraîchage, du transport interurbain, ainsi que des petites et moyennes entreprises locales.
Il a également rappelé les mesures prises par l’AGEROUTE Guinée SA pour garantir une exécution conforme aux normes internationales, indispensable pour éviter les dégradations précoces et les pertes économiques associées.
Les populations et opérateurs économiques des régions de Mamou et Labé voient dans ce chantier une opportunité de réduction des coûts de transport, d’amélioration de l’accessibilité aux marchés, de fluidification du commerce de bétail, de produits agricoles et d’artisanat, et de création d’emplois directs et indirects.
Lancé dans un contexte où le gouvernement ambitionne d’améliorer le climat des affaires et de renforcer les chaînes d’approvisionnement régionales, le projet de reconstruction de la RN5 apparaît comme un catalyseur de développement territorial.
Ce chantier devrait contribuer à :
- booster le commerce interrégional ;
- réduire les délais et coûts de transport ;
- attirer davantage d’investisseurs ;
- faciliter l’accès des producteurs ruraux aux centres urbains ;
- dynamiser le tourisme intérieur ;
- renforcer la compétitivité économique du Fouta Djallon.
Avec la mise en route de ce projet structurant, l’État envoie un signal fort : celui de faire des infrastructures un pilier central du développement économique et social de la Guinée.
Woppa Sow Diallo
