La grève générale et illimitée lancée le 1ᵉʳ décembre par la FSPE et le SNE continue de paralyser le système éducatif guinéen. Plus d’une semaine après le début du mouvement, les tensions ne faiblissent pas, notamment dans plusieurs quartiers de Conakry où la situation s’est dégradée ces derniers jours.
Écoles fermées et perturbations à répétition
Après une journée particulièrement agitée le 8 décembre, la capitale a de nouveau été secouée ce 9 décembre.
À Bantounka 1 et Bantounka 2, dans la commune de Lambanyi, de nombreux établissements scolaires sont restés fermés. Les écoles privées qui avaient tenté de fonctionner ont dû renvoyer leurs élèves, perturbées par des groupes d’élèves provenant du public.
Affrontements à Cosa : jets de pierres et gaz lacrymogènes
Aux abords du rond-point de Cosa, près de la voie ferrée de Rusal-Friguia, des heurts ont éclaté entre forces de l’ordre et élèves exigeant le retour immédiat de leurs enseignants.
Pendant près d’une vingtaine de minutes, des jets de pierres ont répondu aux tirs de gaz lacrymogènes.
Des élèves d’écoles publiques ont incendié des pneus au milieu de la chaussée après avoir fait irruption dans plusieurs établissements privés de la zone.
Circulation paralysée et commerces fermés
La route a été jonchée d’ordures et de pierres, rendant la circulation quasi impossible. Les forces de l’ordre, appuyées par quelques jeunes du quartier, ont tenté de dégager l’axe pour rétablir le trafic.
Face à la montée de la tension, les commerçants du rond-point de Cosa ont précipitamment fermé leurs boutiques, provoquant une scène de panique générale et de gros embouteillages dans le secteur.
Aïssatou Dalanda Ly
