Le Front pour la défense de la démocratie en Guinée (FRONDEG) accuse les autorités électorales de graves irrégularités lors du scrutin présidentiel. Dans une déclaration rendue publique, la formation politique affirme que ses représentants ont été empêchés d’accéder aux Commissions administratives de centralisation des votes (CACV), en violation de l’article 105 du Code électoral.
Selon le FRONDEG, cette exclusion aurait été justifiée par la Direction Générale des Élections (DGE) au nom de l’article 103 du Code électoral, qui prévoit la présence d’un seul représentant par parti et par bureau de vote. Une interprétation jugée « abusive et infondée » par le parti. « L’article 103 ne saurait en aucun cas justifier l’exclusion systématique des représentants d’un parti dans les centres de vote », soutient-il.
Arrestations et ingérences locales dénoncées
Au-delà de la question de l’accès aux CACV, le FRONDEG affirme avoir constaté plusieurs incidents dans différentes localités du pays. À Fria, le parti indique que son secrétaire fédéral aurait été arrêté à son domicile le jour du scrutin, dès les premières heures, par les forces de l’ordre. Une interpellation qualifiée d’« arbitraire », qui aurait, selon le FRONDEG, empêché le contrôle effectif du vote par ses représentants.
Le parti évoque également des ingérences des autorités locales à Tougué, ainsi que des incidents signalés à Fatako, Kérouané, Kissosso, Kissidougou et Faranah, mais aussi dans certaines représentations diplomatiques.
Accusations de fraudes et traitement inéquitable
Parmi les faits dénoncés figurent des substitutions de procès-verbaux, des déplacements de bureaux de vote sans préavis et des cas présumés de bourrage d’urnes. Le FRONDEG déplore par ailleurs un traitement qu’il estime inéquitable entre les différentes formations politiques engagées dans la course électorale.
« Alors que le FRONDEG a été empêché de déployer ses représentants dans les bureaux de vote, le parti Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) a bénéficié d’un traitement de faveur inacceptable », affirme la formation politique.
Des recours annoncés
Face à ces manquements présumés, le FRONDEG annonce son intention d’engager des recours auprès des instances compétentes afin de contester le déroulement du scrutin et de faire valoir ses droits. Le parti dit attendre des autorités électorales et judiciaires qu’elles apportent toute la lumière sur ces accusations, dans l’intérêt de la transparence et de la crédibilité du processus démocratique.
Par Aïssatou Dalanda Ly
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