Au crépuscule de cette année 2025, notre Guinée se trouve à l’heure décisive où se dessinent les linéaments de son futur autour d’un double pivot. D’une part, le retour aux urnes, véritable souffle vital de la démocratie. D’autre part, la mise en valeur stratégique du gisement de fer du mont Simandou.
Cette promesse de prospérité, aussi immense soit-elle, place plus que jamais notre pays face à l’exigence de ses responsabilités historiques. Cette manne providentielle irrigue déjà, dans l’immédiat, les finances publiques. À plus long terme, elle dessine, vers l’horizon 2040, les contours d’une prospérité structurelle et pérenne.
Au-delà des succès qui ont enchanté notre quotidien, de l’éclat de la Conakry Fashion Week Écoluxe, orchestrée avec brio par la visionnaire Koumba Cissé, à l’effervescence culturelle du 20e Festival national des arts et de la culture de Koundara, jusqu’au sacre de la majestueuse Matoma Condé, dont le port altier a illuminé le concours Miss Guinée, c’est sur l’échiquier politique que se joue la partition la plus décisive.
Ce dimanche 28 décembre, jour du scrutin présidentiel, aura été le vigile d’une aube nouvelle pour des droits civiques trop longtemps tenus en respect par les régimes d’exception et la parenthèse Alpha Condé. Aucun partisan de la démocratie n’a voulu rester en marge de cette échéance dont l’importance n’a d’égale que l’espérance qu’elle suscite.
Le temps des urnes s’est mué en une opportunité sacrée, un levier citoyen pour notre marche vers cette Terre Promise que constituent l’État de droit et la souveraineté populaire.
Certes, l’atmosphère sociopolitique est demeurée contrastée, empreinte d’une certaine atonie due aux appels au boycott de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, du RPG Arc-en-ciel et de l’UFR de Sidya Touré. Leur volonté d’abstention a jeté un voile de morosité sur ce qui aurait dû être une agora d’idées et un moment de communion nationale.
Ce choix délibéré, s’il relève d’une stratégie politique, ne manque pas de polariser l’opinion nationale et internationale, nous invitant à une introspection profonde sur la résilience de notre processus électoral.
Pourtant, ce scrutin fut l’occasion de répudier la fatalité et de briser les chaînes du déterminisme politique.
En nous rendant aux urnes, nous réaffirmons notre souveraineté et reprenons pleinement notre destin en main. Et à l’heure où les débats sur l’émission de nouvelles coupures monétaires rappellent l’impératif d’une économie assainie, le scrutin de ce dimanche devient l’expression d’une volonté d’imposer la stabilité politique comme condition sine qua non de notre essor économique.
Oui ! En transformant ce vote en un succès mémorable, nous avons ouvert une ère de responsabilité où la volonté souveraine, et non l’adversité, présidera désormais à notre destin national, sous une gouvernance «par le peuple et pour le peuple».
Par Alpha Abdoulaye Diallo in Le Populaire du 29 décembre 2025
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