L’insécurité routière demeure une préoccupation majeure en République de Guinée. Selon les statistiques de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER), publiées dans un communiqué sur sa page Facebook, 3 305 accidents de la circulation ont été enregistrés en 2025, soit une hausse de 33,5 % par rapport à l’année précédente.
Ces accidents ont causé 528 décès, 702 blessés graves et 888 blessés légers, en plus d’importants dégâts matériels. Le communiqué précise que parmi les personnes décédées figurent 342 hommes, 120 femmes et 66 mineurs. Les blessés graves se répartissent entre 412 hommes, 188 femmes et 102 mineurs, tandis que les blessés légers comptent 501 hommes, 258 femmes et 129 mineurs.
D’importants dégâts matériels
Outre les pertes en vies humaines, l’AGUISER déplore des dégâts matériels considérables. Au total, 659 cas de dommages importants ont été recensés, touchant 648 véhicules et 1 085 motos. S’y ajoutent 711 cas de dommages légers, impliquant 908 véhicules et 1 888 motos.
Des poursuites judiciaires engagées
Face à la gravité de la situation, des actions judiciaires ont été engagées. L’Agence indique que 299 dossiers ont été déférés devant les juridictions compétentes dans le cadre des accidents enregistrés en 2025.
Les principales causes identifiées
Selon l’AGUISER, les accidents de la route sont principalement dus à l’excès de vitesse, au non-respect du Code de la route, à la surcharge et à l’imprudence des conducteurs, au mauvais état mécanique des véhicules, à la dégradation des infrastructures routières, à la vulnérabilité des motocyclistes — notamment l’absence de casque et l’indiscipline — ainsi qu’à la consommation de produits stupéfiants.
Un appel à la responsabilité collective
Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement, à travers l’AGUISER, rappelle que la sécurité routière est une responsabilité partagée.
« Nous appelons tous les usagers à respecter scrupuleusement le Code de la route », souligne l’Agence, avant de conclure :
« Pour la République de Guinée, pour nos familles et pour notre avenir, engageons-nous ensemble à bâtir des routes plus sûres ».
Par Aïssatou Dalanda Ly.
