Le débarcadère de Tobolon, situé dans la commune urbaine de Kagbelen, constitue une source essentielle de revenus pour de nombreux citoyens qui y exercent diverses activités liées à la pêche. Grâce à ce site, plusieurs familles parviennent à subvenir à leurs besoins quotidiens. Cependant, cette activité vit aujourd’hui une période de profonde difficulté.
Les travailleurs du débarcadère font face à une situation de plus en plus préoccupante. La dégradation avancée de la route d’accès rend le site presque impraticable, compliquant fortement les déplacements des pêcheurs, des commerçants et des clients. Cette situation affecte directement le bon fonctionnement des activités économiques.
Autrefois très fréquenté, le débarcadère de Tobolon était un véritable pôle d’animation, accueillant de nombreux travailleurs exerçant différents métiers. Aujourd’hui, l’affluence a nettement diminué, suscitant l’inquiétude des pêcheurs quant à l’avenir de leur activité.
À ces difficultés s’ajoute un manque criant d’infrastructures et d’équipements. Les responsables du débarcadère ne disposent d’aucun bureau fonctionnel et les pêcheurs continuent de travailler de manière artisanale, faute de moteurs et de matériels adaptés pour leurs embarcations. Cette précarité limite la productivité et accroît la pénibilité du travail.
Considérant le débarcadère comme leur principale source de subsistance, les travailleurs lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils sollicitent une intervention urgente pour la réhabilitation de la route d’accès, l’amélioration des infrastructures et la mise à disposition de matériels adéquats, afin de relancer leurs activités et préserver leurs moyens de subsistance.
Sans une réponse rapide, craignent-ils, cette situation pourrait avoir des conséquences économiques graves pour les pêcheurs et leurs familles, mais aussi pour l’ensemble de la communauté qui dépend de ce débarcadère.
Baillo Kanté
