Dans une publication relayée sur sa page Facebook, Khady Touré a exprimé son ras-le-bol face aux difficultés croissantes d’accès au logement en Guinée, notamment à Conakry. Elle y décrit un « parcours du combattant » pour de nombreux citoyens en quête d’un toit.
Selon elle, certains propriétaires et intermédiaires imposeraient des critères discriminatoires liés au nom, à la religion ou à la situation matrimoniale des candidats à la location. Des pratiques qu’elle juge humiliantes et contraires aux principes d’égalité. Elle dénonce également des loyers jugés exorbitants, des avances de plusieurs mois difficilement justifiables, ainsi que la prolifération de faux démarcheurs se présentant comme des agences immobilières et exigeant des frais aux locataires.
Khady Touré rappelle que la loi guinéenne, notamment la loi n°003/2012 portant lutte contre la discrimination et promotion de l’égalité, interdit toute distinction fondée sur la religion, le sexe ou la situation personnelle. Refuser un logement ou imposer des conditions injustifiées pour ces motifs constituerait, selon elle, une infraction.
Au-delà de la dénonciation, elle appelle les citoyens à porter plainte et à signaler les abus, estimant que le silence contribue à banaliser ces pratiques. Elle interpelle également les autorités sur l’urgence de développer des logements sociaux accessibles afin de répondre à la pression immobilière et de prévenir les conséquences sociales liées à la précarité résidentielle.
Pour l’animatrice, l’accès à un logement décent relève d’un droit fondamental et ne devrait pas être soumis à l’arbitraire ou à la discrimination.
La rédaction
