Le Front pour la Démocratie en Guinée (FRONDEG), fondé en 2009, a tenu son tout premier congrès extraordinaire à son siège de Lambanyi. Cette rencontre majeure a abouti au renouvellement de ses instances dirigeantes, avec l’élection d’Abdoulaye Yero Baldé à la présidence du parti pour un mandat de cinq ans.
Sur 105 votants, 103 suffrages ont été valablement exprimés, enregistrant deux abstentions. Abdoulaye Yero Baldé a largement remporté le scrutin avec 82 voix, soit 78,9 % des suffrages. Il devance Lancei Diakité (8 voix), Aboubacar Baldé et Fatoumata Maldho Diallo (5 voix chacun), ainsi qu’Ousmane Sylla (3 voix).
Dans son discours d’investiture, le nouveau président a placé son mandat sous le signe du respect des textes et du renforcement de la démocratie interne. « Nous devons donner l’exemple d’une démocratie interne exemplaire. Nos instances locales et nationales doivent fonctionner avec rigueur. Chaque militant doit pouvoir s’épanouir, proposer et même critiquer, dans le respect de nos textes », a-t-il déclaré.
Abdoulaye Yero Baldé a également insisté sur la nécessité de préserver l’unité du parti et de mobiliser toutes ses composantes. « Plus que jamais, l’unité et la solidarité doivent être les maîtres-mots. (…) Notre force, c’est la diversité de nos militants. Notre puissance, c’est notre cohésion », a-t-il affirmé.
De son côté, le président sortant, Thierno Moussa Barrow, qui ne sollicitait pas un nouveau mandat, a invité la nouvelle équipe dirigeante à privilégier le dialogue et la concertation. « Nous vous confions la Guinée et le FRONDEG. Nous vous demandons d’entendre toujours la même voix, même avec les adversaires », a-t-il exhorté, rappelant que les statuts et le règlement intérieur doivent demeurer la référence du parti.
Présent à la cérémonie, Abdoul Wassiou Bah, représentant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a rappelé les obligations légales en matière de mise en conformité des partis politiques, notamment la tenue régulière des congrès et le respect strict des dispositions statutaires. « Vous avez mis cinq ans pour le mandat. Chaque cinq ans, vous devez vous conformer à ça. (…) Vous devez le respecter », a-t-il souligné.
Par Aïssatou Dalanda Ly.
