Un drame sanitaire s’est produit le vendredi 5 juin 2026 dans la sous-préfecture de Doko, relevant de la préfecture de Siguiri. Une jeune femme de 20 ans, identifiée sous le nom de Makassia Traoré, a perdu la vie après avoir reçu des soins dans une clinique clandestine de la localité.
Selon les informations recueillies auprès des autorités sanitaires, la victime aurait reçu une injection de Novalgin avant de développer de graves complications. Son état de santé s’étant rapidement détérioré, elle a été évacuée vers le poste de santé de Tonsö, où elle a malheureusement succombé malgré les efforts du personnel médical.
Interrogé sur les circonstances du décès, le médecin légiste de l’hôpital préfectoral de Siguiri, Dr Abdoulaye Bachir Condé, indique que les premières constatations médicales pointent vers l’administration d’un produit présentant de sérieux risques pour la santé.
« Il s’agit d’un médicament retiré du circuit en raison de sa toxicité. Le Novalgin ne figure plus sur la liste nationale des médicaments autorisés en Guinée », a-t-il expliqué.
Le spécialiste souligne que ce produit est connu pour provoquer des effets secondaires graves, notamment une chute importante des globules blancs ainsi que des réactions allergiques sévères pouvant entraîner la mort. Selon lui, les symptômes observés chez la victime sont compatibles avec les complications liées à l’utilisation de ce médicament.
À la suite de ce décès, les responsables de la clinique concernée ainsi que les agents du poste de santé ayant pris en charge la patiente ont été interpellés par les services de la gendarmerie. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’établir les éventuelles responsabilités.
Par Aissatou Dalanda Ly
