L’Afrique est un continent de paradoxes. Elle possède des terres immenses, des ressources naturelles considérables, une jeunesse nombreuse, des entrepreneurs ambitieux, des intellectuels brillants, des ingénieurs compétents, des commerçants dynamiques et une diaspora qui contribue à son développement. Elle dispose également d’institutions continentales et régionales qui portent des ambitions historiques : l’Union africaine, la CEDEAO, la ZLECAf, la SADC, la CEMAC, la COMESA et d’autres mécanismes de coopération. Pourtant, malgré cette richesse humaine, économique et institutionnelle, l’Afrique continue de rencontrer des difficultés pour faire circuler ses propres compétences, ses capitaux, ses entreprises et ses projets. Le continent veut s’intégrer, mais ses pratiques administratives restent parfois enfermées dans des logiques nationales qui ralentissent la construction d’un espace économique commun. Cette contradiction mérite une réflexion profonde. Elle ne concerne pas uniquement les gouvernements, les ministères ou les administrations. Elle concerne également les entrepreneurs, les investisseurs, les organisations de la société civile, les universitaires, les médias et tous ceux qui prétendent vouloir construire une Afrique plus forte, plus autonome et plus intégrée.
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