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    INTERNATIONAL

    Algérie : plus de 1 000 migrants expulsés dans le désert en deux jours

    Guineesignal30 mars 2023
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    Entre le 24 et le 26 mars, 1 277 migrants ont été expulsés par les autorités algériennes dans le désert, près de la frontière nigérienne. Les exilés, abandonnés au milieu de nulle part, sans eau ni nourriture, ont dû marcher 15km pour rejoindre le premier village nigérien, Assamaka.

    Les expulsions de migrants dans le désert à la frontière entre l’Algérie et le Niger se sont multipliées ces dernières semaines. Vendredi 24 mars, 606 personnes ont été refoulées par les autorités algériennes, selon le collectif Alarme Phone Sahara, qui vient en aide aux exilés dans la région. Deux jours plus tard, le 26 mars, 671 autres migrants. Parmi eux, des femmes et des enfants.

    >> À (re)lire : « Beaucoup de données existent sur la traversée de la Méditerranée mais très peu sur celle du Sahara »

    Les exilés du premier groupe ont été abandonnés à la tombée de la nuit au Point-Zéro, ce lieu-dit qui marque la frontière avec le Niger, en plein Sahara. « Cela a créé des conditions plus dangereuses pour les refoulé.e.s pour s’orienter dans le désert la nuit », a déploré Alarme Phone Sahara.

    Des migrants lâchés dans le désert sans eau ni nourriture

    Lorsqu’ils sont lâchés dans le désert, les migrants sont livrés à eux-mêmes. Sans eau ni nourriture, ils doivent parcourir 15 km à pied pour rejoindre le premier village nigérien le plus proche, Assamaka. C’est là que se trouve le centre de transit de l’OIM, le bras de l’ONU qui assiste les retours volontaires des migrants vers leur pays d’origine.

    Point-Zéro marque la frontière entre le Niger et l'Algérie, en plein désert. Crédit : Mehdi Chebil
    Point-Zéro marque la frontière entre le Niger et l’Algérie, en plein désert. Crédit : Mehdi Chebil

    « Elles [les autorités algériennes, ndlr] nous ont abandonnés en plein désert, au milieu de la nuit. Il était environ 3h du matin quand on s’est mis en marche vers les lumières qui scintillaient. Je portais ma fille Maryam, ma femme portait Aminata, et un frère portait mes bagages », avait raconté en novembre dernier à InfoMigrants Burlaye, un père de famille malien de 25 ans qui travaillait comme boulanger en Algérie avant son expulsion.

    >> À (re)lire : « On nous a abandonnés dans le désert à 2h du matin » : le calvaire des migrants refoulés de l’Algérie vers le Niger

    Ces nouvelles expulsions interviennent quelques semaines seulement après le renvoi de près de 3 000 personnes fin février.

    Ces opérations sont appelées sobrement des « reconduites à la frontière » par les autorités algériennes. Interpellés dans différentes villes du nord de l’Algérie, dans leur appartement, leur travail ou dans la rue, les migrants sont ensuite entassés dans des camions puis déportés vers le centre de refoulement de Tamanrasset, à 1 900 kilomètres de route au sud d’Alger. Là, beaucoup affirment être dépouillés de leurs affaires par les policiers : argent liquide, bijoux, téléphones portables, passeports… Les exilés sont ensuite envoyés au milieu du Sahara. Selon le collectif, plus de 24 000 personnes ont été transférées à Assamaka l’an dernier.

    Des migrants à Assamaka, au Niger, à la frontière avec l'Algérie. Crédit : Mehdi Chebil
    Des migrants à Assamaka, au Niger, à la frontière avec l’Algérie. Crédit : Mehdi Chebil

    « Crise humanitaire »

    L’augmentation des renvois a pour conséquence la saturation du centre de l’OIM d’Assamaka. Dans un communiqué publié le 16 mars, Médecins sans frontières (MSF) avait dénoncé « l’abandon » de milliers de personnes à Assamaka. L’ONG médicale avait même parlé d’une « situation sans précédent ». « La majorité des personnes récemment arrivées s’est installée dans l’enceinte du Centre de santé intégré, en raison du manque d’espace dans le centre de transit », avait rapporté une coordinatrice de MSF à Agadez, Schemssa Kimana.

    Même son de cloche du côté de chez Alarme Phone Sahara. Le collectif estime dans un communiqué qu’une « crise humanitaire sévit à Assamaka, aggravée de jour en jour par le fait que, depuis décembre 2022, le centre de l’OIM n’enregistre plus de nouveaux déportés ».

    Avec infomigrants

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