En Guinée, la banane, autrefois abondante et facilement accessible, se fait de plus en plus rare sur les marchés. Entre baisse de production, difficultés d’approvisionnement et pertes importantes, les grossistes peinent désormais à maintenir leur activité. Au grand marché de Bonfi, cette pénurie est devenue un véritable casse-tête pour les commerçants.
Autrefois facile à cultiver et à transporter entre les villes, la banane fait aujourd’hui face à de graves difficultés. Sa commercialisation est devenue un défi majeur pour les grossistes, confrontés à une rareté persistante dans les zones de production.
Le grand marché de Tannerie reste le principal centre d’approvisionnement en bananes. Les grossistes y achètent leurs produits à des coûts élevés, pour ne réaliser au final qu’un bénéfice très limité. Cette situation fragile transforme le commerce de la banane en un métier à haut risque, exposant les acteurs à de nombreuses pertes. Le manque de moyens pour entretenir ce fruit, particulièrement fragile et sensible aux manipulations, aggrave encore leur situation.
Selon certains commerçants, cette crise est principalement due à l’abandon des champs de production, entraînant une rareté immédiate sur le marché et fragilisant toute la filière.
Il convient de rappeler qu’autrefois, la Guinée faisait partie des pays africains où la production de bananes était prospère, permettant de satisfaire convenablement les besoins de consommation de la population. Aujourd’hui, la filière peine à retrouver son dynamisme d’antan, entre contraintes logistiques et manque d’investissements.
La situation inquiète non seulement les grossistes et commerçants, mais aussi les consommateurs, qui voient la disponibilité de ce fruit de plus en plus limitée et son prix en constante augmentation.
Mamadi Bérété
