La gestion de la Pharmacie centrale de Guinée (PCG-SA) fait l’objet d’investigations judiciaires pour des soupçons de détournement de deniers publics, d’irrégularités dans les marchés publics et de mauvaise gestion des stocks de médicaments. Dans une instruction datée du 14 octobre 2026, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a demandé à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF) d’approfondir les investigations.
Selon les éléments rapportés par l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG), la société aurait enregistré une perte nette de plus de 100 milliards de francs guinéens en 2025. L’inventaire réalisé entre février et mars 2026 a également révélé d’importants stocks de médicaments périmés ou détériorés, évalués à 85,67 milliards de francs guinéens au prix de vente.
Les investigations porteront notamment sur les conditions d’attribution de certains marchés, la gestion des stocks, des soupçons de conflits d’intérêts et plusieurs opérations financières jugées irrégulières.
L’ORDEF est chargé d’examiner les documents comptables, les contrats et les procédures de réception des médicaments, ainsi que d’entendre les responsables concernés. À ce stade, il s’agit de soupçons qui restent à établir par l’enquête judiciaire.
A/S Diallo pour GS
