La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) s’intéresse aux conditions de retrait des permis miniers des sociétés Estralita et Jahvaun, réattribués à Guinea Mineral Resources (GMR) en mars 2016. Dans une instruction datée du 14 octobre 2026, le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, a demandé à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF) d’ouvrir une enquête préliminaire.
La procédure vise à vérifier des soupçons de corruption, d’abus de fonction et d’irrégularités dans l’attribution des titres miniers. Selon les éléments du dossier, les permis concernés auraient une valeur estimée à un milliard de dollars, tandis que le préjudice réclamé par les sociétés Estralita et Jahvaun serait évalué à 550 millions de dollars.
Les investigations porteront également sur les conditions de réattribution des permis, la structure de l’actionnariat de GMR ainsi que certaines incohérences relevées dans ses documents administratifs, fiscaux et sociaux.
L’ORDEF devra recueillir les pièces nécessaires et déterminer si des infractions ont été commises. À ce stade, les faits évoqués constituent des soupçons qui restent à vérifier dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Woppa Sow Diallo pour GS
