« L’inertie que vous entretenez autour de la formulation des modalités de la participation de l’Etat dans le capital social de la coentreprise compromet dangereusement la mise en œuvre effective du projet dans l’intérêt supérieur des parties prenantes » regrette le ministre Moussa Magassouba. Le responsable a néanmoins précisé que la porte reste ouverte « pour la signature des Statuts de la coentreprise », préalable sans doute indispensable à la levée de cette interdiction.
Il faut rappeler que la décision du gouvernement guinéen fait suite à un ultimatum de 14 jours annoncé il y a plus de deux semaines à l’issue d’une réunion entre les deux sociétés et le président de la Transition Mamadi Doumbouya. Ce dernier qui tient à voir le projet Simandou entrer en production au plus tard à la fin du premier trimestre 2025, avait déjà ordonné une suspension similaire des activités en mars dernier, avec pour résultat la signature de l’accord-cadre.
Ce document tripartite prévoit notamment une participation gratuite de 15 % de l’Etat dans la mine et toutes les infrastructures du projet, notamment le chemin de fer et le port. Il oblige en outre Rio Tinto et WCS à mutualiser.
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