Des membres du personnel de l'OIM rendant visite aux chargés de projet ERS au Centre d'études migratoires à l'Université de Ghana. Photo: OIM Ghana/Kate Endswell/Photo de presse/dpa
Tunis (dpa) – Au Ghana et au Nigéria, des personnes victimes de traite des êtres humains, notamment des femmes, peuvent créer des microentreprises à la faveur de « subventions de réintégration économique » accordées dans le cadre d’un projet de 20 mois, lancé récemment par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Intitulé « Enhanced reintegration for survivors of trafficking, ERS » (« réintégration renforcée des personnes victimes de traite »), ce projet est financé à hauteur d’un million de dollars par le Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes du Département d’État américain. Il a été mis au point pour permettre aux bénéficiaires de disposer des ressources financières nécessaires à la création et au développement de leurs entreprises, et ainsi à l’autosuffisance, a souligné l’OIM.
Le projet mettra en place des groupes de soutien et des programmes de mentorat dirigés par des personnes victimes de traite, créant ainsi un environnement sûr et propice au partage d’expériences, à la recherche de conseils et à la création de réseaux de soutien, a-t-on ajouté.
Dans ce contexte, des mentors de soutien à la réintégration, notamment des partenaires du gouvernement du Ghana, de l’Université du Ghana, des ONG et du secteur privé, ainsi qu’une équipe de gestion de cas composée d’acteurs étatiques et non étatiques au Nigéria, travailleront en étroite collaboration avec les victimes, leur fournissant une assistance personnalisée en matière de planification d’entreprise, de développement des compétences et d’accès aux ressources pertinentes.
Pour garantir les meilleures chances de succès, un soutien supplémentaire en nature sera fourni par le biais du Fonds de l’OIM d’aide d’urgence aux victimes, couvrant les besoins immédiats comme la nourriture, le logement et l’éducation, établissant ainsi une base stable pour les victimes de traite pendant le processus de reconstruction de leur vie.
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), la traite des êtres humains (ou traite des personnes) désigne généralement le processus par lequel des personnes sont placées ou maintenues en situation d’exploitation à des fins économiques. Ces personnes peuvent être victimes de la traite au sein d’un pays, ou à l’échelle internationale pour diverses fins, y compris le travail forcé et l’exploitation au travail dans des usines, des fermes et chez des particuliers.
S’y ajoutent consécutivement l’exploitation sexuelle, le mariage forcé et le prélèvement d’organes, précise l’agence onusienne spécialisée. Ce crime transnational « frappe le continent africain depuis bien longtemps », d’après l’Union africaine (UA).
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