Aussi longtemps que séjournera un homme sur terre, il s’en ira un jour, montera dans le ciel, disparaîtra dans les étoiles. Aussi longtemps que durera, perdurera un homme au pouvoir, un jour ou l’autre son règne prendra fin. C’est ainsi dire que rien n’est indéfiniment acquis et rien ne durera toute l’éternité.
Face aux maux et malheurs actuels, seule la foi doit exister et vivre en chacun de nous, au quotidien et pour toujours. Ça va aussi passer et chacun s’en souviendra comme un vieux souvenir et un conte à raconter aux futures générations. Comme ce fut avec le PDG-RDA qui a régné 26 ans sans partage. Comme le PUP qui a fait aussi 24 ans seul et sans discontinuité. Comme le RPG qui a trôné durant 11 ans à la tête du pays.
Aujourd’hui, c’est Mamadi Doumbouya et demain, ça sera, forcément un autre. Il fera son temps imparti mais il ne fera pas tout le temps. Car, tout début a inéluctablement une fin. C’est lui, aujourd’hui. C’est, sans doute, un autre demain. Seul le peuple peut demeurer indéfiniment.
Mais, s’ils ont tous en commun un point, celui d’être chef mais, ils ont un tout autre qui les distingue. C’est le temps. Ce qui était possible sous Sékou Touré ne l’était pas sous Conté. Et c’est que ce dernier a fait vivre à la Guinée et aux Guinéens, ne l’était point sous Alpha Condé.
Mamadi Doumbouya est un être humain comme nous. Il n’est pas différent de nous, ni ne respire un autre air que nous, en tant que créature humaine. Peut-être, est-il placé plus haut que nous, dispose-t-il, aujourd’hui, de plus de pouvoirs que nous donc ne peut réfléchir et agir comme nous, le commun des mortels. C’est un mortel à notre image. Donc, il ne peut accéder à l’immortalité ni avoir droit à l’éternité.
Et mieux, comme moi comme tout autre, il rendra forcément compte le jour de la Grande Résurrection. Devant le tribunal de Dieu, personne ne sera accompagné de garde-corps, chacun fera face à son Créateur, ni conseiller et encore moins un Gouvernement qui vont prendre une quelconque défense. Le seul avocat ce jour, sera les bienfaits. L’innocence, plaidera la cause. Ce sera le moment pour moi de déposer plainte contre tout oppresseur et sans doute sera-t-elle jugée recevable, sera-t-elle instruite, régulièrement. J’aurai souffert de toutes les brimades qu’on m’inflige. Que chacun en soit conscient d’ores et déjà.
Je voudrais laisser l’opportunité à qui de droit de réparer les torts causés, les injustices subies.
Je ne me plains de rien d’autre que d’avoir été empêché d’exercer librement et dignement mon travail de journaliste. Je n’ai rien appris que ça. C’est-à-dire, parler et critiquer. Que Dieu rende justice.
Enfin, j’ai appris qu’on veut écourter mon séjour sur terre. Ô, bon Dieu,je ne peux qu’être fier de moi et m’en remettre à mon Seigneur, mon unique créateur.
Car, je ne serai jamais avalé par un requin dans la méditerranée et ne souffrirai pas des rafales de sable du désert.
Mes bourreaux viendront répondre, devant le juge suprême et l’éternel. Pas devant un courtisan ou serviteur zélé qui cire les bottes et vit de prébendes.
Bref, comme l’a dit mon grand-père, qui repose dans le royaume de Dieu : On meurt à son heure. Et on meurt toujours de quelque chose.
Wassalam !
In lerevelateur224.com
Par Habib Marouane Camara, éditorialiste.
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