GRAND ANGLE

Une nouvelle alliance promeut l’entrepreneuriat féminin en Afrique

En Afrique subsaharienne, près de 25 pour cent des femmes se lancent dans l’entrepreneuriat, contre seulement 6 pour cent en Europe.

Élargir les opportunités des jeunes femmes entrepreneures africaines dans des secteurs clés tels que l’économie créative, les technologies numériques et les entreprises sociales, tel est l’objectif principal de l’Alliance pour le leadership économique et le développement des femmes en Afrique (LEAD, en anglais), créée récemment par la Société financière internationale (IFC).

Pour atteindre cet objectif, l’alliance mobilisera l’expertise de leaders du secteur privé, d’investisseurs, de philanthropes et d’innovateurs, a indiqué l’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale et principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Il s’agit, a-t-on expliqué, d’aider des jeunes femmes entrepreneures africaines à lancer et développer leurs entreprises, créant ainsi des emplois et stimulant la productivité sur tout le continent.

LEAD a débuté avec huit membres fondateurs « tous reconnus comme des leaders dans leur domaine », comme Ecobank Transnational, Ebony Life group, Naspers et Africa Leadership University, a-t-on précisé, ajoutant qu’elle comptera jusqu’à douze membres.

En Afrique, qui affiche le taux d’activité entrepreneuriale féminine le plus élevé au monde, 40 pour cent des petites et moyennes entreprises (PME) sont possédées par des femmes, a-t-on rappelé. Cependant, les entreprises féminines africaines reçoivent seulement 1 pour cent du capital-risque et font souvent face à des difficultés pour accéder au financement, aux marchés, à une main-d’œuvre qualifiée, aux réseaux, au mentorat et aux outils numériques, a-t-on fait remarquer.

LEAD a été conçue pour relever ces défis, tout en tirant parti de l’avantage démographique unique de l’Afrique qui comptera, d’ici à la fin de 2025, plus de 530 millions de personnes âgées de 15 à 35 ans, dont la moitié seront des femmes, a-t-on poursuivi.

« Le développement économique de l’Afrique dépend de la capacité à libérer tout le potentiel de sa population, notamment les millions de femmes qui créent et dirigent déjà des entreprises, souvent contre vents et marées », a déclaré Ethiopis Tafara, vice-président régional pour l’Afrique à IFC.

« Les femmes entrepreneures ne se contentent pas de créer des entreprises, elles créent des emplois, renforcent les communautés et alimentent une croissance génératrice de résilience et d’opportunités. Cette alliance soutiendra ce potentiel avec le capital, l’appui et la visibilité qu’il mérite », a-t-elle ajouté.

Guineesignal

Recent Posts

Parc urbain de Conakry : Kaba Sidibé revient sur le chantier et les réclamations de VIDERI ENTERPRISE

Inauguré le 30 septembre à Camayenne, le Parc urbain de Conakry constitue un nouvel espace…

21 heures ago

Le français au-delà de la puissance (Par Daniel Couriol)

Que peut bien nous enseigner un chef-d’œuvre de la littérature russe du XIXe siècle sur…

2 jours ago

Bannir les démons du passé

Cette semaine, l’heure n’est plus aux politesses de circonstance. Nous devons scruter l’actualité nationale les…

2 jours ago

Guinée : Présidence et Gouvernement font le point sur les grandes priorités nationales

Conakry, 19 octobre 2026 – Le Général Amara Camara, porte-parole de la Présidence de la…

3 jours ago

Dr Ibrahima Sory Sow n’est plus : Hommage au symbole de la constance (Par Abdoulaye Condé)

Dr Ibrahima Sory Sow, ancien ministre de la Santé, ancien ambassadeur de Guinée en Allemagne…

3 jours ago

Le Corps africain : un partenariat au service de la sécurité et du développement du continent

L’Afrique est un continent aux immenses possibilités, mais dans certaines régions, ces opportunités sont freinées…

4 jours ago