GRAND ANGLE

CRIEF : l’ex-ministre Ahmed Kanté poursuivi pour corruption et détournement de deniers publics

L’ouverture du dossier impliquant plusieurs personnalités devant la CRIEF, dont l’ancien ministre des Mines Ahmed Kanté, marque une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique en Guinée.

Poursuivis à la suite d’une procédure de citation directe engagée par le parquet spécial, Ahmed Kanté, Oumar Bah, Mamadou Alpha Sylla et Aboubacar Sidiki Camara sont accusés de plusieurs infractions, notamment de corruption, détournement de deniers publics, prise illégale d’intérêts, blanchiment de capitaux, escroquerie, enrichissement illicite ainsi que des infractions liées à la constitution de sociétés.

L’affaire a été appelée à l’audience ce mercredi 6 mai 2026 devant la chambre de jugement de la CRIEF. Sur les quatre prévenus, seul Ahmed Kanté a comparu à l’ouverture des débats.

Dès l’entame de l’audience, les avocats de l’ancien ministre, au nombre d’une dizaine, ont sollicité un renvoi d’un mois, estimant ne pas avoir eu accès aux pièces du dossier afin de préparer convenablement la défense de leur client.

Le ministère public, représenté par le substitut du procureur Biwon Millimouno, ne s’est pas opposé au principe du renvoi, tout en suggérant un délai plus court de trois semaines.

L’audience a connu un moment de tension lorsque l’avocat de la partie civile a présenté à la Cour une chemise contenant, selon lui, l’ensemble des pièces du dossier. Celui-ci a également affirmé que plusieurs citations adressées aux prévenus auraient été refusées.

Prenant la parole, Me Alpha Yaya Dramé a estimé que la présence d’Ahmed Kanté et de ses avocats faisait suite aux réquisitions du parquet spécial ayant demandé un mandat contre l’ancien ministre. Il a qualifié la demande de renvoi de « fuite en avant ».

Après une suspension, la Cour a procédé à l’identification du prévenu. Né le 27 juillet 1957 à Conakry, Ahmed Kanté est économiste de formation, marié et père de huit enfants.

Invité à réagir aux différentes accusations portées contre lui, l’ancien ministre a catégoriquement rejeté l’ensemble des faits mis à sa charge.

À l’issue de cette première audience, la Cour a renvoyé l’affaire au 27 mai 2026 pour la poursuite des débats, dans un dossier suivi de près par l’opinion publique et considéré comme un test majeur dans la lutte contre la corruption en Guinée.

TBD/ Louis De Funès Diallo, pour Mondemedia.info (+224) 628031130

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