Selon lui, le terrain politique est « loin d’être reluisant ». Il déplore une absence de cohésion stratégique et un manque d’implication réelle des acteurs censés défendre la candidature du Président sortant.
« Chacun se bat pour lui-même. Tout le monde cherche à être vu, mais très peu travaillent réellement à rassembler autour du candidat. Chacun avance avec son propre calendrier, sa propre logique, sans aucune action concrète à la base », alerte Ismaël Condé.
Une dynamique qui, selon lui, nourrit une frustration grandissante au sein des partisans et sympathisants.
Ismaël Condé estime que, sans une correction urgente, la victoire du candidat Doumbouya pourrait manquer de l’élan populaire nécessaire pour consolider l’après-scrutin.
« Oui, le Président sera élu, mais pas de la manière que nous souhaitons. L’élection risque même d’être plus fragile que le référendum si rien n’est rectifié », prévient-il.
Il appelle le candidat à tirer les leçons des erreurs du passé et à intervenir personnellement pour mettre fin à « la dispersion qui mine le camp présidentiel ».
Pour Ismaël Condé, la transition est entrée dans sa phase pleinement politique. Penser que le candidat Mamadi Doumbouya peut gagner « sans devoir rien à personne » serait, selon lui, une grave erreur d’appréciation.
« Beaucoup de grandes figures politiques sont prêtes à rejoindre le mouvement, mais personne ne va les chercher. On pense pouvoir gagner seul, uniquement avec les sympathisants du CNRD ou les relais publics. Attention à l’autosuffisance », insiste-t-il.
Il rappelle qu’une élection ne se limite pas au jour du vote et que, si le Président est élu, il ne pourra pas gouverner comme durant la transition.
Face à la dispersion constatée et au manque d’organisation stratégique, l’activiste exhorte le candidat Mamadi Doumbouya à reprendre la main.
« Attention, attention, attention. Il est encore temps d’agir, mais le temps presse », conclut Ismaël Condé.
Son message se veut un avertissement destiné à éviter que des failles internes ne fragilisent davantage une échéance politique décisive pour la Guinée.
Mamadou Alpha Sow
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