Somayah, Coyah – Le centre de vote logé à l’école primaire franco-arabe de Somayah, dans la commune urbaine de Coyah, connaît une affluence particulièrement faible ce jour de scrutin présidentiel. Pourtant, ce site abrite le bureau de vote du président du Conseil national de la Transition, Dr Dansa Kourouma, ce qui lui confère un caractère hautement symbolique.
Dès les premières heures de la journée, les lieux affichaient un calme inhabituel. Les six bureaux de vote installés fonctionnent normalement, mais sans la présence visible d’électeurs. Les salles demeurent presque vides, sans files d’attente, laissant planer des interrogations sur la mobilisation des citoyens dans cette localité.

Comme lors du référendum précédent, une anomalie est de nouveau signalée : l’absence d’enveloppes dans les isoloirs. Cette situation, relevée par plusieurs observateurs, soulève des préoccupations quant au respect des standards électoraux et à la confidentialité du vote.
En dépit de la faible participation, la présence d’observateurs est bien perceptible. Des représentants internationaux, notamment de l’Union européenne, ainsi que des journalistes, suivent de près le déroulement des opérations. Sur le plan partisan, des délégués du mouvement Génération pour la Modernité sont déployés dans chaque bureau, avec au moins trois représentants par salle.

Le FRONDEG est également présent à travers ses délégués, sous la direction de son leader Abdoulaye Yéro Baldé. En revanche, l’absence de représentants d’autres partis politiques est notable et relance le débat sur l’équilibre et la diversité de la supervision électorale au sein de ce centre.
À Somayah, le scrutin se déroule donc dans le calme et sans incident majeur, mais la faible affluence observée pourrait peser dans l’analyse globale de la participation électorale à l’échelle nationale.
Par Aïssatou Dalanda Ly
