Le 18 février 2026, les cendres du Carême et le croissant du Ramadan s’unissent dans un ciel unique. Et ce n’est pas une simple coïncidence, mais un rendez-vous divin au cœur de nos foyers. Un dialogue qui nous demande si nous sommes prêts pour l’unité.
Voyez-vous? De l’église à la mosquée, deux voies s’unissent vers un seul horizon de pénitence et de foi. Sous l’égide du Secrétariat aux Affaires religieuses, nos lieux de culte vont célébrer notre lignée commune pour faire du vivre-ensemble l’épreuve de beauté de notre humanité.
Souvenons-nous ! Nous sommes les fils d’Adam et les filles d’Ève. Une seule famille, un seul sang, une seule humanité.
Pourquoi alors laisser le poison de la division tuer en nous ce que Dieu a mis de plus noble ? Cette convergence des jeûnes est un cri du ciel nous intimant de nous accepter les uns les autres.
Dès lors, disons merci au Créateur de nous faire revivre, en ce mois béni, le sens même de notre existence ! Remercions-Le de nous avoir faits croyants, tout en gardant l’humilité de savoir que même l’athée chemine sous Sa lumière. J’ai dit.
Vivons notre Carême et notre Ramadan en ouvrant grand nos bras à celui qui n’observe ni l’un, ni l’autre !
Bon Carême à vous, frères et sœurs de la Sainte Bible ! Bon Ramadan à vous, adeptes de la révélation du Saint Coran ! Et parce que l’amour de Dieu n’a pas de frontières, nous saluons avec la même tendresse nos frères de la Torah, les disciples de Bouddha, les protecteurs de la vache sacrée, et nos cousins des divinités du bois sacré, de la montagne ou des marres. Prions que le dialogue des cœurs étouffe les bruits de la haine. Car au bout du jeûne, retrouver Dieu, c’est d’abord retrouver son prochain. Oui !
Cette rare concordance des calendriers nous rappelle que si la foi habite le cœur du croyant, la laïcité, elle, garantit l’espace de tous. Apprenons, comme le veut la célèbre sentence, à «rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».
Que César, l’État, la République, veille sur l’égalité et la neutralité de nos institutions, pendant que nos prières s’élèvent, chacune selon son rite, vers l’Eternel.
J’ai dit. C’est dans cette frontière étanche, mais respectueuse, que se forge le véritable Vivre-ensemble. Car la paix sociale ne naît pas de la confusion des genres, mais de la capacité de chacun à être un dévot exemplaire dans son lieu de culte et un citoyen exemplaire dans l’arène publique.
J’ai dit.
Par Alpha Abdoulaye Diallo in Le Populaire 8 février 2026
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