L’Afrique est un continent de richesse et de gens hospitaliers. Et pourtant, une question ne me quittait pas : si l’on a tant, pourquoi faut-il partir ?
J’ai connu l’Afrique en 1997, au Kenya. J’y étais allé pour les lions ; ce que je n’ai jamais oublié, ce sont les gens. Leur hospitalité, leur calme, leur dignité. Je suis reparti avec une question sans réponse : pourquoi savons-nous si peu d’un continent si proche ?
À partir de 2015, j’ai eu mes premiers amis guinéens. La Guinée — celle que la plupart des Espagnols ne savent pas situer, qu’ils confondent avec deux autres. En septembre, mon premier voyage à Conakry. Un agencement de rue très particulier, oui, mais des gens dignes, soignés, attentifs ; jamais un regard de mépris.

Une question qui me suit
L’Afrique a une richesse immense et une force que rien ne plie. Alors : est-ce suffisant, ce qu’ils ont ? Si oui, pourquoi quitter les siens pour un rêve européen ? Si non, pourquoi cette richesse ne change-t-elle pas leur vie ? Les réponses européennes, je les connaissais. Je voulais les leurs.
Ce blog n’est pas une étude. C’est un regard : celui de quelqu’un qui a pu voir de près ce que, d’habitude, on observe de loin. J’écris avec le respect de qui n’est pas né sur cette terre.
La semaine prochaine : l’homme qui m’a fait comprendre que je posais mal la question.
Par Javier Albarracín, président de Wonma Bokhi
