POLYCOPIÉ - La Sénégalaise Ndeye Amy Kebe Sylla, fondatrice de l'entreprise sociale « Jokalante ». Photo: Ndeye Amy Kebe Sylla/Photo privée autorisée/dpa
Tunis (dpa) – Démocratiser l’accès à des informations agricoles et climatiques pour les communautés rurales quel que soient leurs langues, niveaux d’alphabétisation et infrastructures technologiques, tel est l’objectif ultime de la Sénégalaise Ndeye Amy Kebe Sylla aux commandes de l’entreprise sociale Jokalante.
Pour ce faire, l’entreprise collabore avec un réseau de plus de deux cents radios locales afin de diffuser, en six langues locales, des spots de sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles à adopter afin d’améliorer le rendement des agriculteurs et pérenniser leurs activités. Entre 2020 et 2022, Jokalante a touché, dans le cadre de la diffusion d’informations climatiques et conseils agrométéorologiques, plus de 41 000 exploitants agricoles.
Par ailleurs, l’entreprise propose des solutions digitales interactives, toujours en langues locales afin de mieux connecter les organisations, les coopératives, les entreprises et les structures gouvernementales avec les paysans. En 2017, Jokalante a ainsi collaboré avec l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANCIM) afin de faciliter aux agriculteurs, l’accès à l’information climatique, via leurs téléphones mobiles.
« Au Sénégal, nous constatons un énorme fossé entre la population rurale dont la majorité ne sait ni lire ni écrire en français et la population citadine alphabétisée. Cela crée un marché sous-évalué avec des interactions difficiles entre les organisations, les agences du gouvernement et la communauté rurale », indique Ndeye dans un entretien accordé à la dpa.
Pour pallier cette problématique, cette diplômée en technologies de l’information et de la communication (TIC) a souhaité mettre son expertise au service du bien-être de cette population rurale. C’est ainsi qu’elle lance son entreprise en 2016, avec le soutien du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
« Je crois en la capacité des TIC et de l’éducation à avoir un impact sur la vie des communautés et à transcender les contraintes économiques et sociales. En lançant Jokalante, notre objectif était d’engager les petits agriculteurs qui vivent avec moins de deux dollars autour de l’adoption de ces technologies qui peuvent réellement impacter leurs productions », souligne Ndeye.
Aujourd’hui, la Sénégalaise projette d’étendre ses activités à d’autres pays africains qui présentent des similitudes avec le Sénégal en termes de valeur agricole.
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