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Journée mondiale contre les MGF : l’État guinéen face aux défis persistants

La communauté internationale a célébré, ce vendredi 6 février, la 14ᵉ édition de la Journée internationale de tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF), placée sous le thème : « Vers 2030 : pas de fin des MGF sans engagement ni investissement ». Instituée en 2012 par les Nations Unies, à l’initiative du Comité interafricain, cette journée vise à renforcer la mobilisation mondiale contre une pratique considérée comme une grave violation des droits humains des filles et des femmes.

En Guinée, bien que la commémoration soit observée en différé, la lutte contre les mutilations génitales féminines demeure une priorité des autorités. À cette occasion, la ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, Adeline Patricia Lama, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à éradiquer cette pratique, tout en reconnaissant la persistance de défis majeurs.

Selon la ministre, les mutilations génitales féminines « portent atteinte à l’intégrité physique et mentale des femmes et des filles et constituent une violation de leurs droits fondamentaux ». Elle a indiqué que de nombreux efforts sont déployés par l’État pour réduire la prévalence des MGF sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, elle admet que les résultats demeurent encore insuffisants, en raison de l’enracinement socioculturel de la pratique dans certaines communautés.

Malgré ces obstacles, Adeline Patricia Lama a souligné des avancées encourageantes depuis l’instauration de la Journée internationale. « Comparativement à la situation de 2012, nous enregistrons une baisse de 2,5 % pour la première tranche d’âge et de 6,5 % pour la seconde », a-t-elle précisé, estimant que ces chiffres traduisent l’impact des actions engagées.

La ministre a par ailleurs insisté sur la volonté politique des autorités guinéennes de mettre un terme définitif aux MGF. Elle a notamment salué la signature, en 2021, par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), de deux documents d’engagement en faveur de la protection des femmes et des enfants contre toutes les formes de violences.

Enfin, Adeline Patricia Lama a annoncé l’organisation prochaine d’activités de mobilisation sociale, de sensibilisation et de plaidoyer auprès des communautés et des acteurs clés, dans le but de renforcer l’engagement collectif et d’accélérer l’abandon définitif des mutilations génitales féminines en Guinée.

Par Aïssatou Dalanda Ly

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